l Il est ainsi des infrastructures bâtis à coup de millions qui ne servent strictement à rien et qui demeurent à l’abandon malgré la possibilité de les exploiter à bon escient. La petite salle de soins de la localité d’Aguouillal a été construite dans les années 80 afin d’éviter aux villageois de long et fastidieux déplacements. Cependant depuis 1998, date à laquelle les villageois avaient pliés bagages, à cause de l’insécurité régnante, cette infrastructure s’est retrouvée dans un état de délabrement avancé et malgré le retour au calme et des habitants, plus aucun soin n’y est prodigué. Auprès du directeur du secteur sanitaire de M’chedallah que nous avons interrogé à ce sujet, la faute incombe uniquement à la municipalité : “Si cette salle de soins est abandonnée ce n’est pas de notre faute, nous avons à maintes reprises sollicité les autorités communales pour que les travaux de réfection soient effectués mais toutes nos doléances sont restées lettre morte.” Selon les dires d’un autre responsable du secteur sanitaire de M’chedallah, une délégation de ce secteur s’est rendue sur place en 2003 et a constaté l’ampleur des travaux à réaliser. Un constat qui a été adressé à la Direction de la santé de la wilaya. De leur côte, les citoyens d’Aguouillal ont multiplié leur SOS dans l’espoir que l’APC puisse enfin mettre un terme à leur souffrance.
Sait Farid
