Karim Aouchiche se révèle

l Il est encore méconnu du large public. A vrai dire il n’a rien fait pour écarter ce voile derrière lequel il a toujours préféré évoluer. Du moins jusque-là. Lui, c’est Karim Aouchiche, rien à voir avec Belaïd, l’ancien de la chaîne II. Karim est un jeune artiste. Une petite graine de talent qui n’a pas encore éclaté, faute de timidité. Rien que ça ! Mais c’est un vrai blocage pour ce jeune artiste que bien des voix ont accrédité d’un bel avenir. Avant hier, il a fait sa deuxième ouverture à Hacène Ahrès. L’an dernier c’était encore lui qui a ouvert le bal au récital du « mendiant de l’amour », le notre. A l’occasion, on lui a soutiré quelques mots difficilement ! Mais il a fini par nous concéder la grande révélation. Son premier album enregistré en 1999 sortira ces jours-ci, « avant la fin du mois de Ramadhan. Il est intitulé « Ithri » (une étoile) et est composé de huit titres. « C’est vrai que j’ai mis du temps et même trop de temps parce que je ne suis pas quelqu’un qui est venu à la chanson avec une motivation d’un professionnel. J’aime la musique et j’ai démarré pour me faire plaisir à moi d’abord. D’ailleurs je n’ai pas du tout pensé à un produit commercial. J’ai essayé de faire de la musique calme si je peux dire ça comme ça, quelque chose qu’on apprécie ». En effet, Karim avoue qu’il a un grand faible pour Brahim Tayeb et Ali Amrane desquels il s’inspire et puise sa musique du genre chaoui, chenoui… « Mais avec toujours cet esprit kabyle dans l’air », précise-t-il.

D. C.