La fermeture des services publics, en ces jours de grand froid, n’a pas été sans conséquences sur la vie des citoyens au chef-lieu de la commune de Boghni. Le fait le plus marquant concerne notamment les services municipaux avec, durant les deux jours précédant le retour de la vague de neige, l’accumulation des ordures ménagères dans les rues commerçantes de la ville, ce qui a donné l’image d’un centre urbain négligé. Pourtant, un minimum pouvait être assuré au moins dans les endroits les plus fréquentés tels que les arcades des 120 logements, du marché et du quartier de la gare. Ce minimum de moyens existe au parc de la commune, mais un seul camion de collecte d’ordures parcoure les rues jonchées de monticules d’ordures. Sur un autre registre, durant les journées de samedi et dimanche, le centre payeur de la poste a affiché que le service est interrompu à cause des coupures dans le réseau téléphonique, un état de fait qui a désappointé les pères de familles venus retirer, en vain, leurs mensualités. L’un d’eux, accosté prés de la porte d’accès de la poste, nous a avoué son intention d’aller emprunter de l’argent pour subvenir aux besoins de sa famille. Les cybercafés étaient contraints également de fermer, au même titre que les kiosques multiservices dont les gérants commencent à se plaindre des coupures récurrentes du téléphone. Concernant les institutions, telles la mairie, la daïra, les subdivisions relevant des différents secteurs de la collectivité la CNAS, la CNR, les domaines ainsi que les services fiscaux et la conservation foncière, elles tournent toutes au ralenti, et ce, en l’absence d’une certaine rigueur dans la gestion du personnel pour lequel le froid même s’il ne neige pas constitue une excuse pour se dérober de ses responsabilités ou pour fuir le travail. Sinon, là où il y a profit et gain facile, les choses marchent trop bien, les marché et les magasins sont bien fournis en produits de consommation, même si une certaine tension se fait sentir sur le gaz butane et le pain.
M. F.
