Les intempéries et le mauvais temps que connaît le pays depuis une semaine ont causé d’énormes désagréments aux chefs de familles qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Les diverses pénuries persistent et désemparent les citoyens. Ils se ruent, chaque matin, munis de bonbonnes de gaz butane vides vers les divers points de vente pour rentrer le soir…bredouilles. A l’instar des autres daïras de la wilaya de Bouira, les communes de Kadiria et de Lakhdaria vivent aussi cette crise du gaz butane. Cela a engendré les longues files des chefs de famille, d’enfants et de vieillards. Il arrive que le camion distributeur ne donne pas signe de vie et que les agents des points de vente ignorent pourquoi et font attendre toute cette foule sous la pluie et le froid. A cela s’ajoutent les disputes et les bousculades. L’acheminement du gaz butane enregistre des défaillances et des insuffisances énormes. Les citoyens comprennent les causes exactes de cette crise, néanmoins ils accusent les responsables de Naftal qui n’ont pas pris les mesures adéquates pour parer à cette situation qui aurait due être prévue et résolue avant cette tempête pourtant annoncée. Nous nous sommes déplacés au point de vente de Taliouine, ainsi qu’aux différents dépôts privés et nous avons remarqué la même situation. Les forces de sécurité notamment la gendarmerie nationale, étaient sur place pour assurer la sécurité et éviter les bousculades et les rixes. Des voitures de différentes immatriculations, stationnées sur les deux cotés de la route sur plusieurs dizaines de mètres, gênaient la fluidité de la circulation routière sur cet axe routier et les citoyens faisaient la queue tout le long du mur de clôture de l’unité de Oued El Berdi. Des citoyens nous ont signalé que les propriétaires de poulaillers ont une part de responsabilité quant à cette situation. Dans une station de service Naftal du chef-lieu de la wilaya, on nous dira que « depuis le début de cette crise, c’est toujours les mêmes personnes qui se présentent». La seconde pénurie qui s’est invitée est celle du lait en sachet. Cette dernière s’est faite ressentir bien avant ces intempéries. La daïra de Kadiria est approvisionnée par un seul livreur qui n’arrive guère à satisfaire les besoins des commerçants. A chaque livraison, nous assistons à des chaînes et des files de personnes de tout âge, les bousculades et les accrochages entre citoyens sont fréquents. Se procurer un sachet de lait, c’est comme trouver une aiguille dans un tas de foin.
A. B.

