L’Union pour la Démocratie et la République (UDR) de Amara Benyounes tiendra son Congrès constitutif, demain et après-demain, au niveau de la salle de l’UGTA à Alger. 1200 congressistes, représentant les 48 wilayas du pays ainsi que la communauté algérienne établie à l’étranger, sont attendus pour prendre part à ces assises, durant lesquelles il sera procédé comme l’a indiqué le secrétaire général de l’UDR, dans un entretien accordé mardi à notre confrère l’Expression, à l’installation d’une nouvelle direction et à l’adoption de nouveaux textes régissant le parti. Trois commissions de travail seront d’ailleurs installées à l’effet d’élaborer les avant-projets de textes du parti qui seront soumis à l’adoption du congrès. Un congrès qui aura, également, à se prononcer sur l’appellation de la formation qui devrait passer de l’UDR au MPA (Mouvement Populaire Algérien). « Nous avons pensé à une nouvelle appellation, à savoir le MPA, mais c’est au congrès, auquel nous comptons soumettre la proposition, de décider de la suite à donner », avait affirmé dernièrement, Amara Benyounes au forum Foutour Essabah de notre confrère El Khabar. Ce rendez-vous, qui se veut un hommage pour deux figures de proue du mouvement syndical en Algérie, à savoir Aïssat Idir et Abdelhak Ben Hammouda, d’où le choix peut- être de la salle de l’UGTA pour sa tenue, sera une occasion pour l’UDR de s’organiser, avant d’entamer une nouvelle page, après plusieurs années de « désagréments ». Doit-on rappeler que le parti avait déjà tenu son premier Congrès constitutif en 2004, mais depuis, il s’est mit dans l’attente de son agrément. Il s’agit d’une halte qui lui permettra de se reconstruire avant de se lancer de nouveaux défis. Le premier est, sans conteste, les prochaines législatives dont il sera partie prenante. « Certes, on est pris par le temps, mais on est partants pour ces législatives », a encore affirmé Amara Benyounes dans ses différentes sorties médiatiques. L’UDR ambitionne, en fait, de faire une entrée tonitruante sur la scène politique algérienne, maintenant qu’il est sur le point d’être agréé. Pour les prochaines législatives, l’UDR veut frapper fort, pour preuve, il compte présenter des listes sur l’ensemble des 48 wilayas du pays, en plus de la communauté algérienne établie à l’étranger. Pour les observateurs, la tâche de ce nouveau parti s’annonce difficile, mais non impossible. Certains iront jusqu’à dire, dans ce sillage, que ce sont plutôt les nouveaux partis fraîchement agrées, ou du moins autorisés à tenir leurs Congrès constitutifs respectifs, qui ont le plus de chances de rafler la mise lors des prochaines élections, estimant que l’actuelle classe politique a fini par être désavouée par le peuple qui ne croit plus en elle. Pour ces observateurs, l’UDR et les autres nouveaux, à quelques exceptions près, ont une bonne carte à jouer. Il est vrai que le peuple Algérien a fini par perdre toute confiance en ses politiques, mais toujours est-il que le spectre de la fraude qui consacrerait les « indétrônables » formations au pouvoir, à savoir le FLN et le RND, est toujours présent. La fraude, Amara Benyounes n’y croit pas trop pourtant, à condition, insiste-t-il, que la participation soit importante. C’est la même solution qu’il préconise pour barrer la route aux « intégristes » dont on appréhende un raz de marée lors des législatives de mai prochain.
M. O. B.

