Comment récupérer le retard ?

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Les établissements scolaires de la wilaya de Tizi-Ouzou, à l’instar d’ailleurs de ceux de l’ensemble des régions du pays touchées par les intempéries, ont bouclé hier, leur seconde semaine de fermeture.

Les intempéries, qui ont ébranlé le nord du pays pendant une quinzaine de jours, risquent d’avoir des conséquences sur l’année scolaire. Cela, alors que les élèves des classes d’examens, notamment les candidats au bac sont déjà montés au créneau, il y a quelques jours, pour dénoncer la surcharge du programme et exiger un temps conséquent pour préparer leur examen. Le moins que l’on puise dire, c’est que ce mauvais temps, qui a contraint les établissements scolaires, tous paliers confondus, à un repos forcé n’arrange pas trop les choses. A moins que des mesures ne soient prises par la tutelle, le programme scolaire risque de ne pas être achevé d’autant que le ministère a arrêté la date du bac pour le 3 mai prochain. Ce temps d’arrêt, qui de plus risque de s’allonger pour certaines zones sinistrées ou il n’est pas évident d’une reprise immédiate, soit par manque de chauffage ou carrément de classes qui ont étés détruites, donnera lieu à un cumul de cours non dispensés encore plus conséquent. Cela ne peut que susciter l’inquiétude des élèves et de leurs parents, qui appréhendent cette fin d’année. Plus d’un se demandent comment va réagir le ministère de l’éducation. Va-t-il opter pour l’ajournement des dates des examens, ou comptera-t-il sur des cours supplémentaires pour tenter de rattraper le retard ? Beaucoup opteront certainement sur la première probabilité car rattraper une quinzaine de jours de retard s’annonce difficile et risque même de s’avérer impossible. Quoi qu’il en soit, la situation est préoccupante à plus d’un titre. Il faut dire qu’un tel problème ne se serait pas poser si les établissements scolaires étaient dotés de moyens adéquats leur permettant de s’adapter à de telles situations climatiques aussi dures soient-elles. Pour plus d’un, ce temps d’arrêt ne devait à priori pas dépasser les deux ou trois premiers jours d’intempéries, le temps de permettre le dégager les routes. Mais force est de constater qu’on a mis plus de temps pour rouvrir d’abord les routes, étant donné que le matériel de déneigement est insuffisant, notamment au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou. Même sans l’obstruction de ces routes, les parents d’élèves ne tiendraient pas la main à leurs enfants pour aller à l’école, sachant qu’au niveau de celles-ci, le chauffage fait défaut. En somme, il fallait se préparer pour contrecarrer de telles tempêtes et permettre aux écoles d’ouvrir les portes même avec la neige qui tombe. Les parents élèves du CEM de Boudjima ne peuvent que s’estimer heureux de ne pas avoir envoyé leur progéniture en classe en ces jours de neige. Certains vont jusqu’à dire que la catastrophe a été évitée de justesse, après l’effondrement d’une partie du CEM en question. Des infiltrations d’eau sont également signalées dans d’autres établissements. En somme, il est quasiment impossible aux écoles d’assurer le service durant ces intempéries. Conséquence: l’arrêt des cours est à sa seconde semaine, du coup, il y a risque d’une fin d’année tumultueuse pour le secteur. Un secteur qui a pourtant bénéficié de subventions conséquentes dans la wilaya de Tizi-Ouzou, notamment. Souvent, on a parlé d’aménagements et d’entretien des écoles, mais finalement, on découvre que celles-ci, certaines d’entre-elles du moins, ne sont même pas dotées de chauffage. Le constat est donc là mais la question qui chagrine les esprits actuellement, c’est de savoir comment récupérer tout ce retard dû à une…intempérie.

M. O. B

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