Givre, gelée et verglas, telles sont les suites de cette vague de froid qui sévit en Kabylie. Malheureusement, ces phénomènes provoquent d’énormes dégâts pour l’agriculture.
La gelée dénommée localement « Aggris Averkan » (la gelée noire) dont la répercussion et les effets, notamment le tissu végétal, sont identiques à ceux de l’acide, plus particulièrement sur les pousses des céréales qui commencent à germer, les bourgeons et les fleurs des arbres fruitiers. Les jeunes plants des pâturages et les vergers des maraîchers, non protégés, n’en sont pas épargnés.
L’ensemble des plantations seront durement affectées par cette gelée qui ne disparaîtra qu’après la fonte totale des neiges qui risque de durer jusqu’à la fin du mois de mars. Le seul espoir de voir disparaître rapidement la grive et le verglas, est l’arrivée des chutes répétées de pluies qui réduiront ces phénomènes néfastes.
Les pluies, en plus d’effacer leurs traces, accéléreraient le processus de la fonte de la neige. Pour le verglas, en plus des dégâts qu’il cause sur l’agriculture, il constitue un véritable danger pour la circulation routière qui enregistre une sensible augmentation d’accidents, notamment durant les premières heures des matinées et cela en parallèle à de fréquentes chutes de piétons qui engendrent pour la plupart des fractures aux victimes. Le climat, durant la manifestation de ces trois éléments, est dénommé « lejriha », un climat pour lequel nos ancêtres n’ont trouvé aucune parade, sinon de le subir impuissamment et évaluer les dégâts à la fin de sa période. Notons que le seul effet positif de la gelée concerne les champignons en les faisant sortir de leur système d’incubation de sous terre.
Oulaid Soualah

