Pas moins de 50% de la superficie oléicole de la wilaya de Tizi-Ouzou a été endommagée par les chutes de neige. C’est ce qu’a déclaré le directeur des services agricoles de la wilaya, Boussad Boulariah, dans un bilan provisoire sur l’état des biens du secteur après la vague de froid qui a sévi dans la wilaya.
Les grosses chutes de neige n’ont pas fini de faire parler d’elles, et les conséquences risquent de se faire sentir à long terme. A commencer par les récoltes des différents produits agricole. On imagine mal qu’un tel froid et de telles quantités de neige n’aient pas bouleversé le processus d’évolution de ces dernières. C’est le cas de le dire pour la culture des olives. Les propriétaires d’oliviers, qui ont réussi à se rendre dans leurs champs, ont pu y constater les dégâts.
La direction des services agricoles de la wilaya de Tizi-Ouzou a établi un bilan provisoire concernant les dégâts causés aux oliveraies à travers le territoire de la wilaya, et ce, après plus de quinze jours de chutes incessantes de neige. Ainsi, on parle de plus de 50% des oliveraies situées en altitude qui sont endommagées. Des dommages qui font du secteur oléicole le premier sur la liste des filières agricoles les plus endommagées. Le taux avancé par les responsables n’est, en effet, pas des moindres et fait craindre le pire pour le secteur oléicole et la production en elle même.
Le premier responsable local du secteur de l’agriculture a voulu, dans son intervention, rester optimiste. Ainsi, Boussad Boulariah a assuré que l’impact de ces dégâts » est minime sur la récolte qui tire quasiment à sa fin.
L’arbre, quand à lui, va se régénérer « . Abondant dans le même sens, M. Boulariah dira que » la neige, enregistrée ces derniers jours dans la wilaya, est plutôt bénéfique pour le secteur de l’agriculture, et on devrait s’en réjouir. Car permettant d’écarter le spectre de la sécheresse « . Le directeur de la DSA notera, au passage, que le nombre des oliviers déracinés est » insignifiant, car ne dépassant pas les 1% de la superficie oléicole totale de la wilaya « .
Par ailleurs, d’autres filières agricoles ont, elles aussi, enregistré des pertes plus au moins importantes. Dans l’aviculture, notamment. Selon le même responsable, dix-neuf (19) poulaillers, dont quatre (4) pleins, ont été endommagés suite à des effondrements de toits. Ajouter à cela, le problème de la pénurie du gaz butane engendrant l’absence de chauffage, ce qui a causé par ailleurs, la perte d’un nombre global de 13.300 poulets. L’apiculture n’a pas échappé elle aussi, au froid ni aux dommages causés par les tonnes de neige que la région a connu. M. Boulariah fait également cas de la perte de nombreuses ruches, ensevelies sous la neige. Le constat, » négativement important « , du secteur agricole de la wilaya ne s’arrête pas là. En effet, d’autres altérations sont à déplorer. La filière arboricole fait également ressortir de » légères pertes « .
Au niveau des agrumes, notamment avec des branches cassées et des fruits tombés sous le poids de la neige, et du néflier, cultivé dans la vallée du Sébaou et qui est en début de floraison. Des bâtiments d’élevage ont aussi subi des dégâts, notamment au niveau des toitures. La première évaluation de la DSA fait état de l’effondrement des toitures de 14 étables ayant causé la perte de trois vaches laitières, appartenant à un éleveur, et de celles de six hangars de stockage de fourrage et de matériels divers. Les agricultures ayant subi ces dégâts sont les premiers à plaindre.
C’est pour cette raison, d’ailleurs, que le responsable du secteur, M. Boulariah, compte intervenir auprès du ministère. Selon lui, une proposition pour l’octroi de soutiens aux agriculteurs touchés par ces intempéries devrait incessamment être introduite auprès du ministère de l’Agriculture. » Il s’agira, notamment, de deux formes de soutien, la première, pour la taille de régénération des oliviers, et la seconde pour l’acquisition d’essaims d’abeilles pour le repeuplement des ruches « , expliquera le responsable.
Signalons, enfin, que les » autres problèmes, tels que l’effondrement de toitures, sont pris en charge dans le cadre des différents dispositifs de soutien mis en place par le ministère de tutelle « , a-t-il expliqué.
T. Ch
