FFS, FLN et RND en lice

Quatre listes, dont trois formations politiques, en l’occurrence le FFS, le FLN et le RND, et une liste indépendante sont prêtes à rentrer en lice pour la joute électorale du 24 novembre prochain dans la commune de Kendira. Cette commune de vingt mille habitants gérée depuis 1997 par une assemblée à majorité FFS et connue comme étant le bastion du parti d’Aït Ahmed, semble devenir ces jours-ci une piste de course sans favoris parmi les quatre cavaliers. En l’absence du RCD mal en point dans cette commune, le FFS qui n’a pas reconduit ses élus « coincés » devant les trois listes très concurrentes, selon des indiscrétions. Le parti sortant de cette APC a fait un choix de « militantisme parmi les candidats sélectionnés à cette compétition et le RND a misé sur un ancien DEC, très sollicité dans cette localité pour conduire la liste du parti d’Ouyahia. Du côté de l’ex-parti unique, on apprend que la liste sera conduite par un vieux maire ayant siégé à la tête de cette commune treize années durant et ce, jusqu’à l’arrivée des DEC. En dépit de cette participation somme toute très compétente, la rue semble indifférente et point l’effervescence électorale d’antan. Mis à part les plus proches des listes participantes qui travaillent dans le silence et la discrétion, le train de vie de Barbacha n’a pas changé d’un iota de son quotidien pénible. Interrogé sur cette froideur, un fonctionnaire du chef-lieu l’impute aux élections passées, qui selon lui n’ont pas laissé un bon souvenir dans la prise en charge des problèmes de la population. « Maintenant notre localité vit des fléaux dont la drogue et les vols et auquels les autorités ne peuvent faire face ». Il est vrai que l’insécurité est devenue monnaie courante dans cette commune, aussi chef-lieu de daïra, où on ne trouve ni police, ni gendarmerie ni Protection civile pour sécuriser les quartiers et apaiser au moins la peur des habitants. Tirer les leçons du passé est néanmoins la formule que tout le monde s’accorde à dire pour assurer un avenir meilleur.

N. Touati