La Kabylie, comme d’autres régions du pays, a reçu, cette année des bus destinés au ramassage scolaires dans les zones enclavées. Mais le nombre de bus est insuffisant puisque de nombreuses localités souffrent encore du problème. La Dépêche de Kabylie citait récemment le cas des lycéens d’Iferhounène, contraints, en l’absence d’un établissement secondaire dans leur commune, de se rendre jusqu’à Aïn El Hammam, se levant à 5 heures du matin et ne rentrant qu’à la nuit tombée. Ils sont des centaines, à travers la Kabylie, à connaître ce problème. Certes, la marche est bonne la santé mais un parcours de plusieurs kilomètres par jour a de quoi fatiguer des jeunes garçons et des jeunes filles. Sans oublier les conséquences que cela peut avoir sur leur scolarité : l’épuisement répété provoquant une baisse de la vigilance et de l’attention. Avec l’hiver qui approche, beaucoup, notamment ceux qui sont de faible constitution risquent de souffrir encore plus. Il y a, en plus de tous ces inconvénients, les dangers de la route. Quand on sort tôt le matin, on risque de faire de mauvaises rencontres ou encore d’être victimes des chauffards de la route, notamment des camions. Beaucoup de jeunes font du stop mais ce moyen n’est pas non plus sans danger. Des parents accompagnent parfois leurs enfants, notamment les filles, mais il est impossible de le faire quotidiennement. Seuls ceux qui possèdent des véhicules peuvent faire le va-et-vient mais malheureusement, ils ne sont pas nombreux. La solution à ce problème reste l’organisation d’un système de ramassage scolaire, en attendant la construction de nouveaux établissements scolaires. Le transport, comme l’instruction et le travail, est un droit.
S. Aït Larba
