Le musée Krim Belkacem se meurt

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C’est avec grand regret et amertume que les membres de l’association culturelle Tarwa N’Krim Belkacem ont découvert l’état dans lequel s’est retrouvé le musée après la fonte de la neige.

«La peinture a perdu tout son éclat. De l’eau suinte de partout. Les toits des chambres risquent de s’effondrer à tout moment. C’est un décor désolant quand on voit toutes ces infiltrations partout», nous a répondu le président par intérim de ladite association, M. Kamel Moussi, qui considère ce constat comme étant déjà un appel de détresse. “Il faut agir vite pour sauvegarder ce lieu combien symbolique et historique, car c’est là que Krim Belkacem est né», a-t-il ajouté. La visite des lieux démontre bel et bien que sa restauration urge notamment à la veille de la célébration du cinquantième anniversaire de la signature des accords d’Evian, dont le Lion des Djebels était le signataire, et le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, chèrement payée par le peuple algérien. Poursuivant notre visite à l’intérieur du musée, notre guide nous fait découvrir le désastre. “Il ne reste qu’une seule personne affectée dans le cadre du filet social. Les trois autres affectées dans le cadre du pré emploi par la Direction de le culture attendent toujours le renouvellement de leurs contrats déjà expirés», a enchaîné notre guide. Dans le même ordre d’idées, M. Kamel Moussi veut que dorénavant les agents qui y seront affectés doivent quand même être formés dans le domaine du patrimoine culturel et historique pour rendre de nombreux services au musée. “Quand ces agents ont des connaissances dans ces domaines, ils peuvent archiver les écrits historiques et servir de guides aux visiteurs», nous a-t-il expliqué. D’autre part, les membres de l’association demandent à ce que des plaques directionnelles soient implantées au village et même au chef-lieu pour que les gens le retrouvent vite. Notons qu’en principe le musée est proposé pour être érigé en musée national et par ricochet avoir un budget de fonctionnement et un personnel spécifique, mais son transfert tarde à venir. “Nous comptons beaucoup sur le ministère de la culture de faire vite afin que le musée devienne national», a conclu M. Kamel Moussi.

Amar Ouramdane

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