Circulation automobile anarchique

l La localité de Beni Maouche est en passe de détenir la palme de l’anarchie dans la circulation automobile. La cause est qu’il n’existe presque aucun panneau de signalisation ni de localisation et encore moins de direction sur tout le territoire de la commune. Il y a pourtant quelques années le visiteur se rendant dans la localité de Beni Maouche ne trouvait aucun mal à prendre la direction qu’il voulait étant donné qu’au niveau de tous les carrefours et de toutes les intersections on trouvait des indications pour s’orienter. Actuellement tout a disparu : les plaques de limitations de vitesse indiquant l’entrée d’agglomération, les panneaux à prendre telle ou telle direction, en passant par les indications chiffrées annonçant la distance qui reste à parcourir ! En plus de ce manque flagrant dont souffre ceux qui arrivent tout de go dans cette localité traversée de bout en bout par la RN74, la circulation au centre-ville n’est pas toujours évidente. En effet, les chauffeurs, se garent où bon leur semble car il n’existe aucune aire réservée pour le stationnement et il n’existe aucun panneau leur interdisant ce geste ni même les fameux trottoirs peints en rouge et blanc. Ces mêmes conducteurs font demi-tour parfois avec des camions de gros tonnage, créant des bouchons qui engendrent un vacarme assourdissant étant donné que la chaussée est loin d’être matérialisée ou délimitée. A titre d’exemple, le jour du marché hebdomadaire il n’est guère évident de tenter de traverser le chef-lieu de la commune tant l’encombrement devient des plus denses. Devant cette anarchie, il est du devoir du citoyen de se demander qui pourra mettre un jour fin à ce calvaire. Au fait où va l’argent du contribuable ?

A. M. Arezki

Ruées sur les… journaux

l Chaque jour que Dieu fait, vers neuf heures du matin, une foule compacte se forme devant une boutique située, à proximité de la station des fourgons allant vers Seddouk. Cette foule n’est guère sur ces lieux par hasard car ce ne sont que des gens qui attendent l’arrivée du petit vendeur de journaux. Débarquant d’un fourgon de transport avec sa grosse pile, l’honorable vendeur n’a même pas le temps de les classer sur son présentoir de fortune qu’il est subitement pris d’assaut par ces gens qui ne supportent plus l’attente. C’est dans une bousculade indescriptible que la vente se fait à… 15 DA le quotidien. Ce qui est sûr, c’est que le dernier qui arrive ne trouvera rien puisqu’en dix minutes tous les titres sont épuisés. Cette scène surréaliste se passe dans une daïra que peuplent 21 000 habitants ne disposant d’aucun point où les journaux peuvent se vendre à leur prix réel, n’admettant aucune surtaxe. En attendant que quelqu’un veuille devenir distributeur de « canards », le journal est payé à 15 DA et le stock s’épuise rapidement et tout le monde est satisfait.

A. M. A.

Pollution de l’oued Boussellam : les forages indemnes

l En attendant les résultats de l’enquête diligentée par le ministre des Ressources en eau pour connaître la cause de l’empoisonnement de centaines de poissons dans l’oued Boussellam, les autorités communales tiennent à rassurer que les analyses bactériologiques effectuées sur l’eau des forages n’ont révélé aucune présence de germes ni de traces de contamination par un quelconque produit. C’est dans ce sens que le pompage de l’eau potable, interrompu suite à cette catastrophe écologique, reprendra incessamment, à la joie des citoyens qui commencent à sentir les effets de cette privation en plein mois d’août. Mais la question, qui taraude l’esprit de la population, est de connaître la cause de l’empoisonnement de l’eau de l’oued désertée par les poissons, les pêcheurs et les baigneurs qui venaient faire trempette en cette saison de grandes chaleurs. Vivement les résultats de l’enquête qui tardent.

A. M. A.