Début de l’opération de l’allocation spécial scolarité

Si le Ramadhan et la cherté de la vie tientent en compagnie des élections locales prochaines une bonne partie des discussions quotidiennes, l’opération de l’allocation de scolarité, appelée communément, opération des 2000 DA, n’est pas en reste. Entre les heureux bénéficiaires et d’autres qui se sont sentis lésés, les discussions vont bon train et le feuilleton ne semble pas connaître de fin.

Et ce n’est certainement pas une chose facile que de se retrouver responsable dans la confection des listes des bénéficiaires de ces fameuses primes, vu la pression incessante et les accusations pour ces responsables, soient-ils d’ailleurs des écoles, enseignants ou encore les responsables des associations de parents d’élèves. En d’autres termes, ceux qui pensent classer l’indigence des parents, pour ne pas dire leur misère, sont loin d’être conscients de la situation sociale de la population.

D’ailleurs, « l’abolition » de présentation du certificat d’indigénat et attestation de non activité salariée, a quelque peu facilité la confection des listes, sachant que beaucoup de parents présentaient auparavant des documents fictifs et de complaisance.

La tâche a été en fin de compte attribuée aux membres d’associations de parents d’élèves, des enseignants et même des membres des comités des villages, connaissant les situatons sociales des parents.

Selon le chef de daïra de Boghni, 6 700 est le quota global de la daïra de Boghni pour cette année. Et l’opération a vu son début dans la plupart des établissements des communes : les deux lycées et les CEM pour les collégiens et les écoles primaires qui y sont rattachées. Des files interminables se voient chaque jour devant ces établissements. Par commune, le chiffre est de 2426 pour Boghni, 1 487 pour Assi-Youcef, 987 pour Mechtras et 898 Bounouh.

Quant aux deux lycées qui accueillent tous les élèves de la daïra, leurs quota global est de 863 élèves bénéficiaires. Pour rappel, cette allocation est destinée aux enfants issus des familles nécessiteuses, les orphelins et les victimes du terrorisme. Par ailleurs, les bénéficiaires se voient remettre les lots de livres scolaires à titre de prêt jusqu’à la fin de l’année scolaire, gratuitement bien sûr.

Cependant, beaucoup de recours arrivent chaque jour à la daïra, suite aux omissons parfois, la mauvaise distribution dans d’autres cas. Parfois, des parents se sentent lésés alors que ce n’est pas le cas. C’est dur, dur de gérer le social.

S. A.