Les villages sans eau depuis un mois

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Si la neige a fond-du moins dans la plaine, elle recouvre toujours les champs et les montagnes des villages tels Ath Boumaâza.

Et l’eau ne coule pas des robinets. Pour en savoir plus sur la situation, nous avons été reçus par le maire. “Notre commune à l’image des autres localités à été sévèrement touchée. Et nous n’avons pas de moyens pour désenclaver tous les villages notamment ceux situés sur les hauteurs», nous a-t-il dit. Et de continuer son intervention: “ Le village d’Ath Boumaâza à été sorti de son isolement grâce à la solidarité des citoyens et des élus locaux. Nous avons fait appel à plus de deux cents jeunes du chef-lieu. Au fur et à mesure que nous avancions vers ce village, d’autres volontaires armés de pelles et d’outils rudimentaires s’étaient joints à nous. Nous remercions au passage les entrepreneurs privés de Frikat qui nous ont beaucoup aidés. Grâce aux efforts de tous, nous sommes arrivés jusqu’à Ath Boumaâza, mais je regrette quand même que des gens soit venus en retard pour faire de la récupération politique. Tout le monde sait que nous étions les seuls à mobiliser nos concitoyens”. Notre interlocuteur a tenu à remercier les éléments de la protection civile qui sont venus au secours des malades notamment des femmes enceintes. “Durant toute cette période de souffrance, nous avons trouvé à nos côtés le directeur de la subdivision des travaux publics. Nous avons peiné ensemble jusqu’à Ath Boumaâza», a souligné M. Arib Amar, car c’est de lui qu’il s’agit. Le maire n’a pas oublié de nous évoquer cette crise aigue de manque d’eau potable. “Bien que tout le monde soit alimenté par le barrage de Koudiet Acerdoun, nous n’avons eu aucune goutte depuis le premier février. Tous les villages sont touchés à l’exception du chef-lieu. Pourtant, un programme a été établi conjointement avec l’hydraulique et l’ADE pour avoir de l’eau trois fois par semaine. J’interpelle encore une fois les responsables à revenir à ce programme», a insisté le maire. Pour ce dernier, si une catastrophe a été évitée, c’est parce que sa commune a été sauvée par l‘habitat rural. “Toutes les vielles maisons ont été remplacées par des logements dans le cadre de l’habitat rural. Merci encore pour le wali qui nous a accordé des aides conséquentes”. Certes, avec la délivrance des autorisations durant cette crise aux citoyens et aux comités de villages qui se sont approvisionnés de Oued Aïssi et de Oued El Berdi à Bouira, où les habitants étaient soulagés un tant soit peu. Le premier magistrat de la commune a appelé de vive voix les responsables concernés afin que toutes les opérations de gaz naturel soient lancés à temps pour qu’une autre fois les villageois ne souffriront plus de ce manque. “Nous avons bénéficié de cent kilomètres. Les études et les délimitations ont été faites, il faut passer vite à la réalisation des projets», a conclu le maire. Tous les citoyens que nous avons approchés étaient unanimes à nous répondre qu’il n’y avait rien à leurs côtés à l’exception des élus et des pompiers.

Amar Ouramdane

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