C’est un ouvrage réalisé dans les années 1970 d’une capacité de 200m3, qui menace carrément de s’effondrer à tout moment mettant en danger un quartier d’environ une centaine d’habitations.
Des habitations au dessus desquels ce réservoir menaçant est suspendu comme l’épée de Damoclès. La psychose est telle que de nombreux citoyens résidents dans cette cité affirment que chaque soir ils procèdent à la vérification de l’état du château d’eau avant de rentrer chez eux, notamment depuis qu’un terrifiant glissement de terrain s’est produit à la base même, durant les dernières chutes de neige. L’ampleur de ce mouvement géologique était tel qu’il a entraîné un olivier adulte, qui a été déplacé sur plus d’une dizaine de mètres après avoir été complètement déraciné. Survenu sur les flancs d’une colline au pied même du château d’eau, ce glissement de terrain menace de faire basculer cet ouvrage que le poids de ses 42 ans d’existence a sensiblement fragilisé. Ajouté à cela, une usure fort avancée ; la dégradation effrénée l’ayant complètement défiguré ce réservoir prend à l’heure actuelle les formes d’une vieille tour romaine jusqu’aux tuyaux, vannes et autres équipements…rongés par la rouille. Une rouille que les citoyens reçoivent dans leurs robinets, à croire que ce château d’eau est sorti tout droit de l’antiquité. De retour vers l’APC, nous apprendrons que plus de 5 commissions techniques se sont déplacées sur les lieux depuis ces deux dernières années et ont constaté de visu cette situation relatée, sans que la décision de sa réforme ne soit prise en charge. Cela en parallèle à une dizaine de requêtes de l’APC transmises à toutes les instances concernées sans apporter un quelconque changement alors que la manifestation de ce nouveau phénomène (glissement de terrain) aurait dû en toute logique être suivi d’un branle-bas de combat des services concernés. D’autant plus que cette double menace pèse sur tout un quartier abritant un millier de personnes sachant que ces citoyens risquent de recevoir sur la tête et d’un seul coup 200m3 d’eau. Une masse sinon une déferlante qui risque de tout emporter sur son passage, mais en plus la dégradation à un stade avancé de l’ouvrage et de l’ensemble de ses équipements n’est pas sans une répercussion négative sur la qualité de l’eau qui constitue à son tour une autre menace sur la santé des citoyens. Qu’attendent donc les pouvoirs publics pour réagir en écartant tous ces dangers qui pèsent sur la population ?
Le CEM Mihoubi Mustapha de Aïn Bessem sérieusement endommagé
Les dernières intempéries et chutes de pluies, ont causé de sérieuses dégradations pour plusieurs édifices et salles de cours du CEM Mihoubi Mustapha, sis au centre-ville d’Aïn Bessem. Ainsi, les élèves au même titre que les enseignants de cet établissement, sont confrontés au quotidien à plusieurs dangers et désagréments qui perturbent le bon déroulement de la scolarité. En effet, depuis le jeudi dernier, date de la reprise des cours au niveau du C. E. M Mihoubi Mustapha, plusieurs dégradations ont été signalées au niveau des salles de cet établissement, construit durant l’ère colonial. Selon l’un des enseignants, plusieurs salles se trouvent inondées par les eaux pluviales et les enseignants sont obligés de ne pas faire leurs cours : «Au début de chaque cours, nos élèves se transforment en femmes de ménage, car c’est eux qui nettoient les salles des eaux des pluies», nous avoua l’un des enseignants, avant d’ajouter : «A plusieurs reprises, on a été obligés de ne pas faire cours, car les salles sont totalement inondées, faute d’entretien. Cette ancienne charpente est vétuste et ne peut plus supporter le poids des neiges et laisse s’infiltrer les eaux des pluies», nous dira notre interlocuteur. À son tour, la chaufferie de l’établissement a été touchée durant les dernières intempéries, selon un autre enseignant, plusieurs fuites et pannes ont été enregistrées, ce qui perturbe sérieusement les chauffages à l’intérieur des classes : «Avant même l’arrivée de la neige, les chauffages ne fonctionnaient pas correctement, ces derniers ont été sérieusement touchées lors des dernières intempéries », explique notre interlocuteur. À noter aussi que la cour de l’établissement en question, a été totalement submergée par les eaux de pluies qui se constituent en de grandes flaques d’eaux. De ce fait, les élèves sont privés de leurs séances de sport depuis une quinzaine de jours, une situation qui ne date pas de cette année, car l’établissement ne dispose pas d’une salle de sport.
Une partie du mur de protection de la Sempac s’effondre
Les dernières intempéries ont causé l’effondrement d’une grande partie du mur extérieur de la société Sempac, sise à la sortie est de la localité d’ Aïn Bessem, à une vingtaine de kilomètres vers l’ouest de Bouira. En effet, le mur de l’établissement en question n’a pas pu supporter les grandes quantités de neige et de pluies qui sont abattues sur cette localité ces derniers jours. Ainsi une importante partie de ce mur s’est carrément effondré durant le week-end dernier, où un énorme bruit a été entendu aux alentours des réservoirs de blé sis au centre de cet important édifice. Les services de la maintenance de l’entreprise n’ont pas tardé à débarrasser les lieux des décombres du mur et à installer par la suite un grillage, tout au long de la fissure du mur, en attendant le lancement de l’opération de réfection dans les prochains jours. Par ailleurs, il est important de souligner que c’est la première fois que ce mur s’effondre, et que l’état de vétusté avancé de ce dernier est sans doute à l’origine de plusieurs défragmentations récurrentes et dangereuses, notamment pour les habitants des quartiers voisins.
Oulaid Soualah /Oussama K.

