Aït Merdja sans eau depuis plus d’un mois

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Les 1 000 âmes du village Aït Merdja relevant de la commune d’Aït Smail (Bounouh), dans la daïra de Boghni au sud de la wilaya de Tizi-Ouzou, sont privées d’eau potable depuis plus d’un mois.

Un paradoxe que les villageois ne comprennent pas. Le président et le secrétaire du comité de village s’élèvent énergiquement contre cette malencontreuse situation qui contraint les habitants à acheter l’eau au beau milieu de la saison pluviale : «Au moment où le plan orsec est décrété dans tout le nord du pays et dans notre wilaya, nous n’avons reçu aucune goutte d’eau depuis plus d’un mois, c’est-à-dire depuis bien avant la tempête. Nous avons saisi tous les responsables concernés en vain. Les autorités de daïra, de commune et ceux de l’ADE n’ont rien fait pour rétablir l’alimentation». Sur place, le constat est sans appel. Tous les citoyens nous ont affirmé d’une seule et même voix que l’eau potable n’a pas coulé des robinets depuis plus de trente jours. Rappelons que la conduite principale venant du barrage de Koudiet Asserdoun a éclaté pendant toute une semaine, privant du coup une bonne partie de la région sud de la wilaya de cette denrée rare et précieuse. Mais depuis sa réparation, l’alimentation s’est améliorée sans toutefois toucher le village d’Ait Merdja qui reste privé d’eau contraignant les citoyens à l’achat de citernes tractables à raison de 1000DA. Sur place, nous avons aussi constaté que des fuites existent au niveau de la chambre des vannes. Avec seulement cette eau qui se perd à profusion dans la nature, ce village pourra aisément être alimenté. Rappelons aussi que les citoyens ne paient pas leurs consommations en eau. «Il nous faut d’abord une régularité dans la distribution et une conduite qui alimentera notre village. Nous n’avons pas d’eau presque à longueur d’année. Nous refusons de payer et continuerons de refuser jusqu’à ce que nous soyons correctement alimentés. Nos concitoyens s’estiment lésés et méprisés dans ce domaine et dans bien d’autres. Nos élus nous ont simplement oubliés», ont déploré les représentants du comité de village. Signalons aussi que la conduite en PEHD alimentant ce village est coupée depuis les dernières intempéries. Les autorités concernées sont en train de réparer les dégâts, mais avec un retard d’un mois plein. L’eau se fait toujours désirer à Aït Merdja. La grogne des citoyens se fait déjà entendre, c’est dire qu’il convient de prendre en charge leurs différentes doléances, si l’on veut éviter le passage aux actions radicales.

H. T.

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