Timizart Trois Villages se le disputent – Litige autour d’un terrain

Les citoyens du village Igherbyen, dans la commune de Timizart daïra de Ouaguenoun, réclament la délimitation et la détermination des propriétés sises au lieu-dit «Ighil». Ces terrains qui font l’objet d’un litige sont réclamés par deux autres villages, à savoir Ibdache et Taouint.

Une affaire qui, lit-on dans la déclaration du comité de village d’Igherbyen parvenue à notre rédaction, a généré des conflits qui auraient pu mener à « un bain de sang entre les habitants des localités concernées ». Ceci au moment où « une centaine de personnes des deux villages riverains ont essayé de s’accaparer, vendredi dernier, de propriétés privées appartenant aux citoyens de notre village ». Le conflit n’a pu être évité que « grâce à la présence d’esprit de quelques sages des deux parties », assurent les signataires de ladite déclaration. Les villageois d’Igherbyen accusent, dans la même déclaration, le P/APC de Timizart lequel, selon eux, « a pris partie dans cette affaire qui oppose les trois villages ». Une chose qu’ils avaient, disent-ils, remarqué lors de la réunion tenue le 5 mars dernier ayant regroupé les délégués de leur village et ceux des deux village riverains. Une réunion qui avait pour ordre du jour « la délimitation et la détermination des propriétés situées au nord du village Igherbyen au lieudit Ighil ». Ils ajoutent que « le fait que le P/APC ait pris partie n’a fait qu’envenimer les choses entre les délégués des villages concernés. La réunion a, de ce fait, été interrompue ». Une nouvelle réunion, organisée par les délégués d’Igherbyen, n’a pu être tenue à cause du premier responsable de l’APC « qui a fermé toute les portes du dialogue ». Le problème qui empoisonne les relations de voisinage entre les villageois persiste toujours et ne trouve pas d’issue. Ce qui est sûr, selon les citoyens d’Igherbyen, c’est que « les convoitises et les intérêts personnels que suscitent ces terrains n’est un secret pour personne dans la région ». A travers la déclaration rendue publique, ils ont tenu à «décliner toute responsabilité quant à d’éventuels dérapages que générerait cette

affaire ».

Le P/APC s’en défend

Par ailleurs, et contacté par nos soins, le maire de Timizart confirmera l’affaire de ce terrain « objet de litige ». Il assurera, d’ailleurs, qu’aucun des « citoyens n’a été en mesure d’apporter un quelconque certificat de propriété. Ca reste donc un terrain du domaine public ». Il nie, néanmoins, avoir pris « un quelconque partie pris avec les habitants des villages concernés par cette affaire ». Car, selon lui, au cours de la réunion entre ces parties qui s’est déroulée dans son bureau, «je n’ai fait que défendre un bien public ». Ceci, enchaînera notre interlocuteur, suite à la « menace brandie par certains de procéder à la destruction d’un jardin public construit au niveau du groupe communal 21, à proximité du terrain objet du litige. Ce à quoi je me suis opposé bien évidement». Selon lui, c’est ce fait que les villageois d’Igherbyen « ont pris comme étant une prise de position pour une partie dans ce conflit ». Et de poursuivre« Si défendre un terrain public et des terrains de l’état est considéré pour certains comme étant un parti pris, pour moi c’est l’une des missions principales d’un président d’APC »

Il profitera de la même occasion pour appeler à la sagesse et régler cette affaire. « Je tiens à dénoncer toute forme de violence, j’interpelle les consciences et le bon sens des uns et des autres pour régler cette affaire dans le calme et la sérénité dans un cadre réglementaire», a-t-il conclu.

T. Ch.