L’association Les Amis du théâtre, de la localité d’Aïn Bessem présentera dans les prochains jours une nouvelle production de théâtre amateur pour adulte. Une pièce intitulée «Les fils du carton», d’une durée d’une heure et demie. L’œuvre et la réalisation sont de M. Belabas Mohammed président de ladite association. Elle traitera d’un nouveau phénomène social, celui des enfants de la rue, rejetés par la société et de leurs foyers familiaux et celui des SDF. La pièce abordera aussi les principales raisons derrière la prolifération de ce flux et la multiplication du nombre d’enfants SDF dans nos rues. La pièce portera aussi un message adressé à la société celui de la tolérance et la solidarité envers ces enfants, victimes de fléaux sociaux, de discrimination et d’inégalité sociale : «Nous avons choisi ce thème, car c’est un fait réel dans notre société qui ne cesse de prendre de l’ampleur, alors notre objectif est de sensibiliser par le biais du théâtre la société sur le thème en faisant toutes les lumières possibles sur cette tragédie humaine», ajoute-t-il. Et d’enchaîner : «Avec l’implication de toutes les franges de la société l’idée d’un débat serein et constructif autour de ce sujet s’impose d’elle-même, dans le but de trouver des solutions et des alternatives à ce dangereux fléau social», explique notre interlocuteur. Alors que les membres de l’association sont désormais sur le qui-vive, pour les dernières retouches et préparations, pour la présentation de l’avant-première, qui se fera dans les prochains jours au niveau des locaux du centre culturel d’Aïn Bessem : «Dans le but de mieux sensibiliser et de toucher la plus grande partie de la communauté locale, on entamera une grande tournée ici même à Aïn Bessem où on se produira dans divers établissements scolaires et maisons de jeunes, dès la finalisation de notre pièce, même à l’université de Bouira», nous dira M. Belabas, avant d’ajouter : « on sera présent durant ce mois, au festival régional de Boumerdes, on essayera de décrocher une place pour le festival international pour le théâtre de Khenchela», affirme-t-il. «Malheureusement, notre troupe manque de tout, à commencer par les moyens techniques et artistiques, mais aussi des sources de financement et sponsoring, car désormais on ne travaille qu’avec notre volonté et les moyens de bord. Je souhaite que notre tutelle se penche davantage sur le volet financier de notre travail, pour mieux développer nos dons et talents», conclut le réalisateur de cette pièce.
Oussama K.
