Dures conditions de vie…

« Pas d’eau dans les sites de chalets de Tidjelabine, alors que la contrée ne manque guère de châteaus d’eau », s’écrient les familles sinistrées concernées. Dures conditions de vie quand la plupart de ces logis en préfabriqué ne reçoivent, en effet, le précieux liquide qu’une fois par mois. Et l’eau ne coule alors que durant une heure, au maximum. Les routes menant vers ces sites sont bitumées. Le paysage est féérique. Mais le « beau » décor s’efface, soudainement, devant la souffrance des dizaines d’enfants et d’adolescents, courbant l’échine sous le poids des fardeaux d’eau, transportés à intervalles réguliers. Les camps de Belhasnet et ceux jouxtant Haï El Louz relevant de Thénia, donnent l’air d’être des coins perdus. Au problème d’eau s’ajoute l’absence de chauffage dans ces logis. En saison froide, l’on est fréquemment contraint de s’approvisionner en gaz butane, faute d’argent pour louer un véhicule de transport, certains portent ces bouteilles sur leurs épaules sur un parcours de 2 à 3 km. Qui se soucie de notre sort ?, plainte lancée sempiternellement, comme un SOS par ces familles sinistrées, qui à Tidjelabine ou Thénia, ignorent encore la date de leur relogement dans des bâtiments en dur. Reconnaissant que certains problèmes sont déjà réglés, comme l’électricité, l’éclairage public, la construction d’écoles primaires, ces familles réclament sans cesse l’ouverture de cellules de proximité, d’antennes de centres de santé, l’installation de brigades de sécurité et d’agents d’entretien des sites. « Suite aux pluies torrentielles, on est souvent confronté au problème d’infiltration d’eau. Personne ne lève le petit doigt pour nous prêter assistance », se désole une dame dans le camp de sinistrés de Tidjelabine.

Salim Haddou