Les travailleurs en contrats pré- emploi et filet social de plusieurs daïras de Tizi-Ouzou ont rallié l’action de protestation à laquelle a fait appel le comité national des travailleurs pré emploi et filet social, affilié au syndicat national des personnels de l’administration publique SNAPAP. Ceci pour dénoncer l’exploitation dont ils se disent être victimes. En effet, ils étaient nombreux et venus de toutes les contrées de la wilaya pour crier haut et fort des propos hostiles à l’administration à laquelle ils incombent la responsabilité de leur situation qu’ils jugent « lamentable et précaire » et exiger que leur situation soit régularisée. . Il convient de souligner que leurs revendications principales consistent en l’intégration de toutes les personnes bénéficiaires de contrat pré emplois et filet social, dans des postes de travail permanents sans contrainte ni condition, et la réintégration immédiate des bénéficiaires radiés, sans limitation d’âge (35 ans). Les manifestants demandent également le gel des concours de la fonction publique et ce, jusqu’à ce qu’une solution concrète remédie à leur situation et le droit à la retraite, en plus de l’attribution d’une prime aux chômeurs diplômés, en attendant leur recrutement. Ainsi, les travailleurs de cette catégorie dans la wilaya, ont répondu à l’appel pour une manifestation pacifique, durant laquelle la colère chez les uns et le désespoir chez les autres ont étaient les signes les plus remarquables sur les visages. A noter que, suite au mutisme des représentants de la wilaya, les jeunes travailleurs du pré emploi ont procédé au blocage de l’avenue Houari Boumediene. Ce n’est qu’après cette fermeture qu’un représentant des forces de l’ordre et un autre de la direction de l’emploi, se sont rapprochés des contestataires pour leur proposer des négociations en leur demandant de céder le passage aux véhicules empruntant cet axe routier et de désigner une délégation de six personnes pour mener le dialogue. Mais les membres de ladite délégation, las d’attendre les parties avec les quelles étaient prévues les négociations, ont fini par quitter les lieux. « Après une longue attente, nous n’avons eu droit qu’au report de la réunion », a déclaré l’un de ces derniers contactés par nos soins.
R.S. /F.C.
