Frémissements pré-électoraux

A peine les noms des candidats aux élections partielles du 24 novembre prochain connus, chacun y va avec ses appréciations et autres pronostics. Si le décor et l’atmosphère pré-électorale qui prévalaient au temps fort des archs, ne sont plus de la partie l’esprit mi-frondeur, mi-mitigé né avec le mot d’ordre des archs de rejeter toutes consultations électorales jusqu’à l’aboutissement des revendications contenues dans la plate-forme d’El Kseur, existent toujours. Si certains affichent publiquement leurs couleurs et font campagne ouvertement pour leur favori, beaucoup sont ceux qui préfèrent le wait and see… Ceux-là temporisent pour une meilleure lisibilité des enjeux car, s’il y a une chose qu’il faut souligner dans ces courses électorales, version 2005, c’est le chambardement de la carte politique de la région. Si depuis l’ouverture démocratique on nous a habitué à un « pugilat » entre les deux partis « poids lourds » (FFS et RCD), aujourd’hui, une nouvelle donne voit le jour. D’abord, il y a lieu de signaler la grande absence du RCD. Déstructuré, ce parti qui a pourtant joué un grand rôle dans l’émancipation politique des citoyens de la région, se retrouve incapable de confectionner une liste électorale. Les tentatives de quelques sympathisants de faire redémarrer la machine RCD n’ont abouti à rien, sinon à faire croire à certains nostalgiques que le RCD peut encore jouer les beaux rôles. L’autre nouveauté de cette élection, c’est l’entrée en lice, pour la première fois dans la commune, du PT et du RND. Le FLN, quant à lui, est fidèle à sa tradition. A chaque consultation, il répond présent et ne trouve aucune difficulté à présenter une liste. Le FFS pour sa part, a dû batailler fort pour ficeler sa liste. Le problème de tête de liste s’est posé avec âpreté, à telle enseigne que des remous internes menacent sérieusement sa cohésion. La liste indépendante, conduite par l’actuel chargé de la gestion des affaires de la commune, veut jouer le rôle d’arbitre dans cette élection pas comme les autres. Ses partisans le voit déjà rafler la mise, attendu qu’il a démontré sa capacité de bon gestionnaire en tant que délégué de commune. En attendant le grand jour, les discussions vont bon train et l’on attend avec impatience le lancement de la campagne électorale.

Boualem B.