Après avoir suspendu leur action en janvier dernier, les agents de sécurité des stations de pompage de l’eau transférée du barrage Koudiet Acerdoun menacent de fermer encore une fois les vannes et priver leshabitants des communes du sud de la wilaya d’eau potable.
« Nous avons décidé de recourir à notre action à partir du 25 mars prochain si notre situation n’était pas réglée », nous a confié le représentant des agents assurant la surveillance de la station de Tizi Larbaâ sur les hauteurs de Draâ El Mizan. Et de nous confier : « Nous sommes sans salaire depuis sept mois. Qui va nourrir nos familles ? ». Notre interlocuteur nous a rappelé qu’ils avaient suspendu leur action parce que des promesses leur ont été données pour trouver une solution à leur problème. « Nous avons été reçus par le wali et nous avons discuté de cette situation dans laquelle nous nous sommes retrouvés, après que la société de gardiennage nous eut abandonnés. Le wali a promis de prendre en charge ce problème », a ajouté le même interlocuteur. « Le secrétaire général du wali nous a appris que l’Algérienne des eaux a accepté de prendre en charge vingt-six agents », a-t-il poursuivi. Mais, selon cette même personne, c’est très insuffisant par rapport au nombre d’agents en poste qui de cent huit sur toute cette chaîne. « Après d’autres contacts avec le ministre même, un membre à l’APW nous a annoncé que le problème allait être réglé en vain. Depuis maintenant douze jours, rien de nouveau c’est pourquoi nous allons passer à une autre action », a-t-il conclu. Si besoin est de le rappeler, ces agents ont été recrutés par une société de gardiennage et depuis septembre dernier cette entreprise a terminé son contrat avec l’ Agence nationale des barrages, mais ces agents ont continué d’assurer la surveillance de ces infrastructures hydrauliques sans pour autant être payés, car ils avaient cru qu’ils seraient recrutés définitivement sur ces sites, mais rien n’a été décidé à ce sujet. D’ailleurs, ils avaient fermé ces réservoirs d’eau durant trois jours pour se faire entendre et ils n’avaient mis en service les machines que suite à la rencontre avec dix maires de la région qui leur ont promis d’intervenir en leur faveur devant le wali.
Amar Ouramdane

