Il ne se passe pratiquement pas une nuit sans qu’une tentative de vol ne soit enregistrée à Akbou. Les commerçants continuent de subir lourdement l’insécurité qui sévit et qui prend de plus en plus des proportions alarmantes.
En effet, une dizaine de cambriolages sont signalés, ces derniers temps, dans la ville. Vol de voiture, fracassement de cadenas des rideaux, etc. tel est le constat amer des Akbouciens. Les victimes de vol mettent en avant une couverture sécuritaire insuffisante. «Les voleurs se préparent toujours avant de passer à l’acte. Dans ce cas, la plupart des vols sont commis à partir de minuit. Comme il n’y a plus de patrouilles nocturnes, les malfaiteurs ne sont pas inquiétés. Ainsi, les opérations de vol sont effectuées dans des endroits où l’éclairage fait défaut», explique un commerçant victime, récemment, d’un vol. Du coté des services de sécurité on a appris que le nombre, jugé «très limité» de policiers, qu’englobe le commissariat d’Akbou, est le motif capital de cette situation d’insécurité ambiante. D’ailleurs, le seul commissariat existant, et qui se situe juste à la proximité de l’hôpital «ne peut pas assurer la sécurité pour l’ensemble des citoyens», apprend-on d’une source policière. Même si une annexe a été ouverte depuis un certain temps, à Guendouza, elle reste, cependant, insuffisante. Selon la même source, les patrouilles qui sont habituellement effectuées dans la nuit sont par la suite réduites. Les policiers doivent à priori assurer la sécurité au niveau du siège, que de patrouiller la nuit. Les commerçants, quant à eux, disent qu’ils sont obligés de faire la justice par eux-mêmes. «Lorsqu’on dépose une plainte, il n’y a pas de poursuite ou d’investigation. Encore pire, on ne reçoit presque rien comme indemnité. Plusieurs commerçants vident leurs vitrines à chaque fermeture afin d’éviter toute faillite en cas de vol», explique un vendeur de téléphones portables.
Menad Chalal

