Ayant débuté le 4 septembre dernier, l’opération des inscriptions au CREFD, Centre régional d’enseignement et de la formation à distance, se poursuivent jusqu’au 31 octobre à Tizi Ouzou. Jusque-là, 6 500 élèves ont déjà accompli toutes les procédures inhérentes à leur inscription. La part du lion revient bien évidemment aux candidats pour la 9AF, qui dépassent les prévisions du CREFD. Cela s’explique, selon M. Arezki Larbas, directeur du CREFD, par le nombre important d’exclusions, cette année, et par le fait que nombreux sont ceux qui veulent s’accrocher et suivre des études à distance et s’adapter, ainsi, en conformité avec les réformes du système éducatif. Il faut noter, en effet, qu’il s’agit là de la dernière classe 9AF qu’assurera le CREFD. D’autre part, pour mener à bien l’opération, le travail a été scindé sur quatre centres d’inscription établis au CEM Lotfi, Babouche, Hamoutène et Dardar dans la capitale du Djurdjura, et ce, afin de contenir l’afflux des candidats. Cela, sans parler des wilayas de Bouira et Boumerdès qui sont rattachées au CREFD de Tizi Ouzou. Ainsi, si à Bouira les inscriptions se font au collège Ibn Khaldoun, il n’en demeure pas moins que les élèves de Boumerdès sont, cette année, contraints de se déplacer à Tizi Ouzou pour s’inscrire. “Nous n’avons pas pu organiser les inscriptions sur place car, le responsable chargé de coordonner l’opération dans cette wilaya, n’a pas préparé le terrain à temps. C’est pour cette raison que nous avons décidé de faire inscrire les candidats de Boumerdès à Tizi Ouzou pour éviter tout retard et respecter les délais”, ajoute le premier responsable du CREFD, qui poursuit : “Le nombre de candidats a baissé par rapport à l’année précédente en raison, peut-être, des droits d’inscription qui ont été revus à la hausse, de 1 500 DA à 2 000 DA tout comme les frais du bac. Alors donc, un élève en terminale est contraint de payer 4 000 DA, chose qui est difficile, surtout pour les candidats issus de couches sociales démunies”. Par ailleurs, afin d’élargir son champ d’extension, le CREFD a également paraphé des conventions avec les établissements d’enseignement religieux (Zaouïas) et ceux de rééducation. Aussi, dans l’optique d’améliorer les conditions du déroulement des séances d’animation, les lundi et jeudi après-midi, au profit des 9AF et 3e AS, classes d’examens, la direction du CREFD compte multiplier les centres afin de pouvoir alléger les effectifs. Cependant, comme chaque année, le point noir demeure le manque de personnel, un éléments primordial pour assurer une bonne gestion administrative et pédagogique. “Nous essayons continuellement de faciliter la fluidité du contexte, le centre et l’élève et ce, par la réunion, dans la mesure de nos possibilités, de toutes les conditions nécessaires. Nous veillons aussi à ce que le centre enregistre de bons résultats, chaque année. J’ai passé deux années pour assainir la situation et rétablir l’ordre dans le centre, et surtout améliorer le contact et le travail au sein de cet établissement. Tout cela au prix, malheureusement, des efforts qui ont négativement agi sur ma santé. Mais, maintenant, Dieu merci, les choses sont rentrées dans l’ordre et nous pouvons travailler dans la sérénité, loin de toute pression. J’émets le vœu que les autorités ne prennent pas les tâches du CREFD comme une opération secondaire. Nous œuvrons tous pour la même cause, c’est d’éviter à plusieurs de nos enfants la rue et la déperdition scolaire. D’ailleurs, nous avons réussi à canaliser un potentiel énorme de jeunes”, estime M. Larbès. Rappelons, par ailleurs, qu’en plus des devoirs trimestriels, le CREFD organise à chaque fin d’année un examen pour tous les candidats auxquels sera décliné après la réussite de l’épreuve bien sûr, une attestation de niveau. Enfin, l’enseignement à distance est devenu une véritable bouée de sauvetage pour les recalés des examens scolaires. Il ne cesse de récolter ses fruits et ce, eu égard au bon nombre de candidats qui ont, grâce au CREFD, pu rattraper le retard et décrocher le visa pour la fac. Ils sont nombreux d’ailleurs.
A. Hafid
