En prolongement de la journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars dernier, l’inspection du travail de la wilaya de Béjaïa a organisé dans la matinée avant-hier au siège de l’UNFA, une «journée d’étude et d’information sur le travail féminin : les relations individuelles et le stress au travail», au profit des femmes travailleuses dans les secteurs économiques, privés et publics, ainsi que dans certaines administrations.
L’action a consisté en deux conférences sur le travail des femmes. La première, sur le thème des relations de travail a été animée par Mme Mandi, inspectrice centrale et chef de service, la deuxième intervention qui a eu pour thème le stress au travail a été assurée par Mme Benabderrahmane, inspectrice principale au niveau de l’inspection du travail. Concernant les relations de travail, l’intervenante a axé sa communication sur la loi 90/11, les contrats de travail à durée déterminée CDD et les contrats de travail à durée indéterminée CDI, les droits des travailleurs, comme la rémunération, les œuvres sociales, le respect de l’intégrité physique et morale, la protection contre toutes formes de discrimination et notamment la discrimination sexuelle et les obligations des employés tels que l’accomplissement du travail confié la contribution à l’effort de production de l’entreprise ou de l’organisme, le respect de la hiérarchie et l’accès à la médecine du travail. Quant à Mme Benaberrahmane, qui a traité du stress au travail, notamment, selon l’oratrice, le sentiment d’être débordée, elle a entamé sa communication par la définition du stress qui est un sujet d’actualité qui n’épargne, précise-t-elle, ni les hommes, ni les femmes, ni même les enfants, et qui touche tous les milieux sociaux et professionnels.
L’intervenante a, par la suite, abordé les sources du stress qui sont l’état psychologique et physique de la personne, elle-même, l’environnement social et professionnel de l’individu. Puis, elle osé une comparaison entre le stress aigu, qui est souvent, d’après elle, un stimulant positif et le stress chronique qui est négatif et qui empoisonne la vie de celui qui en est atteint. Elle a terminé son exposé par les diverses formes de manifestation du stress.
A noter qu’à la fin des deux conférences, un débat a été initié et les participantes ont posé des questions intéressantes sur les relations de travail, notamment sur les harcèlements de toutes sortes qu’elles subissent de la part de leurs employeurs. L’inspecteur du travail de la wilaya de Béjaïa, M. Lekhal, initiateur de la journée, a rappelé avec beaucoup d’amertume le défaut d’assurance sociale pour les femmes, les salaires trois fois inférieurs au SNMG, payés aux femmes, notamment dans les cabinets d’avocats, dans les salons de coiffure et les ateliers de couture.
B. Mouhoub

