Les habitants d’Akhenak, un village de la commune de Seddouk situé à la lisière de l’oued Soummam, ont fermé depuis le 17 mars la décharge communale, empêchant les camions de la voirie d’accéder au site pour déverser les ordures ménagères collectées en ville et dans les villages.
Cette situation inédite n’est pas sans conséquences sur la santé des humains puisque dans toutes les contrées de la commune les ordures s’entassent dans les quartiers et les cités. C’est la fêtes chez les chiens et chats qui ne se disputent plus tant qu’il y a de la nourriture pour tous et à tout moment. Les puanteurs se dégagent de partout.
Les décors insoutenables faits de sachets éventrés, de poubelles pleines à craquer crèvent les yeux. Cette affreuse situation dure déjà plus de 10 jours et semble loin de trouver son épilogue alors que les grandes chaleurs pointent déjà à l’horizon avec des températures dépassant les 24° dans la journée. Pour en savoir plus nous nous sommes rapprochés de Benamor Mokhtar, le P/APC de Seddouk, qui nous a donnés sa version.
«Cela fait déjà 4 ans, soit en 2008 que nous avons crée cette décharge au lieu dit Ighzer l’Kim et c’est la première fois que des citoyens s’y opposent. Le samedi 17 mars, sans que l’on reçoive un préavis au préalable comme l’exige la loi, les habitants du village Akhenak ont barré la route à nos camions chargés d’ordures ménagères les empêchant d’accéder au site pour déverser les ordures ménagères collectées dans les villages de la commune. Ils soutiennent que les fumées provenant de cette décharge au moment des incinérations empoisonnent leurs habitations».
Et d’ajouter : «Je me suis déplacé sur le site et j’ai discuté avec les protestataires qui ne voulaient rien entendre, maintenant leur refus catégorique. Trois jours plus tard, accompagné d’une délégation, je me suis rendu à ce village ou j’ai discuté avec les citoyens leurs signifiant que cette décharge ne les gêne pas du tout et que les villages étouffent sous l’amoncellement des ordures ménagères, mais ils ne veulent toujours rien savoir. Aujourd’hui, lundi, j’ai convoqué une assemblée des élus pour essayer de trouver provisoirement un autre site en attendant une solution finale qui ne pourra provenir que de la force publique qui appliquera la loi pour tous, car au même endroit se trouvent aussi les décharges de deux communes voisines qui continuent à exister alors qu’elles dégagent aussi des fumées qui se propagent sur la région au même titre que la nôtre. Ces trois décharges sont distancés d’environs 500 mètres les unes des autres. Je voudrai savoir pourquoi il n y a que la nôtre qui est ciblée alors qu’elle est située loin de toute habitation», a expliqué notre interlocuteur.
Il faut dire aussi que la fermeture de la décharge communale de Seddouk, n’est pas sans conséquences sur l’environnement. Nous constatons le retour des décharges sauvages sur les accotements de routes qui étaient pourtant sur le point d’être éradiquées. Seddouk appelé jadis ville propre qui accueillait avec les senteurs provenant de ses orangers alignés sur les trottoirs, accueille aujourd’hui avec des odeurs nauséabondes provenant des ordures ménagères.
L. Beddar

