Le prix de la pomme de terre stagne autour des 100 DA le kilo – Les spéculateurs pointés du doigt

Tout le monde s’accorde à dire que la hausse actuelle du prix de la pomme de terre, produit très largement consommé en Algérie, est le fait de la spéculation en cette période creuse, séparant deux saisons de récolte.

Maintenant, nous sommes dans ce qu’on appelle une période creuse, avec un gros déséquilibre sur le marché avec l’absence de la Primeur de Mostaganem, dont le cycle végétatif a accusé un sérieux retard du fait des intempéries de février dernier’’, précise la même source. Pour expliquer ce soudain renchérissement des prix de la pomme de terre dans le centre du pays notamment, les responsables au ministère de l’Agriculture accusent les spéculateurs et les différents intervenants sur ce marché très porteur, qui ont profité des aléas climatiques qui ont fait que la récolte de la production de Mostaganem soit en retard cette année. De plus, selon des sources émanant des services agricoles, c’est surtout la récolte d’arrière saison qui est commercialisée avec les premiers arrivages de la saison, explique un spécialiste de la question. ’’La récolte de la production d’arrière saison, entre décembre et janvier a été vendue entre 29 et 30 dinar/kg aux mandataires, et jusqu’à 24 da/kg pour celle non triée. Mais, pendant cette période de récolte de la production d’arrière saison, il y a eu également des intervenants sur le marché qui ont acheté d’importantes quantités et les ont stockées’’, précise t-il. Les mandataires des marchés de gros de Bougara, de Chlef et Attatba, en collaboration avec les DSA des wilayas concernées ont été interpellés pour s’approvisionner auprès des producteurs de Ain Defla pour revendre ensuite ce tubercule de large consommation à des prix raisonnables, c’est-à-dire entre 45-50 DA. Mais, à ce moment là le prix de la pomme de terre oscillait entre 45 et 60 dinars globalement dans la région centre du pays’’, affirme t-il. Mais, avec les intempéries et le retard dans le cycle végétatif de la Primeur de Mostaganem, et annoncé par le ministère de l’agriculture, ont fait ’’flamber’’ les cours de ce tubercule avec des mises sur le marché ’’au compte goutte’’ pour faire maintenir les prix à la hausse.

Ferhat Zafane