Éducation nationale Elle a réuni hier les syndicats du secteur – Nouria Benghabrit veut calmer les esprits

Le dialogue entre la ministre de l’Education nationale, Mme Nouria Benghabrit, et les syndicats autonomes du secteur a repris hier.

Les deux parties concernées se sont réunies, hier matin, au niveau du siège du ministère de l’éducation nationale autour de la plate-forme de revendications des travailleurs du secteur. La ministre tente à travers cette réunion de calmer les esprits et de trouver un terrain d’entente avec les syndicats, au moment où, un vent de colère risque de souffler sur son département dès la rentrée scolaire. Le porte-parole du conseil des lycées d’Algérie (CLA) a exprimé son mécontentement vis-à-vis de cette rencontre qui, selon lui, n’a pas apporté des solutions concrètes aux problèmes des travailleurs du secteur. «La rencontre qui nous a regroupés hier avec la ministre est une rencontre ordinaire, durant laquelle la ministre nous a informé sur ce qui nous attend à la rentrée scolaire». Il a, à cet effet, déploré le fait que les travailleurs de l’éducation seront confrontés aux mêmes problèmes que connaît le secteur depuis plusieurs années. Revenant à leur rencontre avec la ministre, M. Idir Achour a indiqué qu’il a été décidé l’installation d’une commission nationale qui aura à charge l’élaboration de la synthèse des travaux de la conférence nationale sur l’évaluation de la mise en œuvre de la réforme de l’école. «La ministre à lors de cette rencontre annoncé l’installation d’une commission qui se chargera de l’élaboration des recommandations de la conférence régionale sur l’évaluation des résultats de fin d’année scolaire dans les wilayas du sud et des hauts plateaux», a encore indiqué la même source. Le ministère de l’Education, a-t-il dit, a donné son aval pour l’octroi de la prime d’encadrement pour les intendants de l’éducation et une prime pour les directeurs des établissements scolaires. Selon la même source «la ministre nous a informés sur la mise en avant de la politique d’austérité faute de la dévaluation du dinar». Sur ce dernier point, notre interlocuteur a répondu : «Ce n’est pas aux travailleurs de payer les conséquences de cette crise». Par ailleurs la ministre nous a fait part du retard enregistré dans la réalisation des infrastructures scolaires. «Cependant, les enseignants seront confrontés encore une fois au problème de la surcharge des classes», a déploré le porte-parole du CLA. Pour sa part, le président de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation, M. Sadek Dziri, nous dira que la ministre a évoqué le dossier du statut particulier des travailleurs du secteur, tout en donnant un ultimatum de deux mois allant jusqu’au 15 octobre prochain. «Le temps qu’il lui faut pour rassembler toutes les données relatives à ce dossier», a-t-il précisé. Sur ce dernier registre, l’Unpef a demandé «une rencontre d’urgence avec la ministre de tutelle pour débattre des questions qui nécessitent des solutions d’urgence». Pour le président du syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), il estime que cette rencontre de concertation est «appréciable». La ministre a abordé lors de cette rencontre, la formation des enseignants, ce qui est important, selon lui. La première opération de formation des enseignants s’est tenue au courant de ce mois et sera suivie par d’autres formations durant toute l’année scolaire. S’agissant de la charte d’éthique et de stabilité proposée par le ministère de tutelle au mois d’avril dernier, M. Meziane Meriane dira qu’elle sera réalisée une fois que les syndicats autonomes du secteur de l’éducation nationale auront formulé leurs propositions. «Aussi, la ministre a annoncé l’organisation d’une série de rencontres bilatérales au mois d’octobre prochain avec chaque syndicat autonome de l’éducation», a ajouté le président du Snapest.

L. O. Challal