Une commission à pied d’œuvre pour réguler le marché

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Cette fin de semaine n’a pas été de tout repos pour les poissonniersde la région qui ont dû jouer au chat et à la souris avec la commission d’hygiène de daïra qui a décidé de mettre de l’ordre dans cette activité.

Une activité où règne une anarchie qui n’est pas sans comporter des risques sur les consommateurs, d’autant plus que le mois d’avril marque le début de la saison chaude durant laquelle le poisson pourrit rapidement et devient impropre à la consommation. La commission composée des services du commerce, de la santé la protection civile, ceux de l’agriculture et enfin du bureau d’hygiène communal a sillonné toutes les artères du chef-lieu de daïra censées abriter les vendeurs de poissons, en profitant en même temps de jeter un coup d’œil sur d’autres commerces des matières sensibles telles que les pâtisseries, cafés, boulangeries et restaurants. Sortie qui n’a pas été sans créer une alerte générale chez les commerçants, notamment les poissonniers qui se savent d’avance en infraction par rapport à la réglementation en vigueur qui interdit strictement la vente du poisson en dehors du circuit ou de la chaîne du froid depuis le port jusqu’au consommateur. Aucun de ces vendeurs de poisson qui sont en fait des spéculateurs à travers la daïra ne respecte ces conditions de vente dictées par la loi.

Ce qui explique la panique qui s’est emparée d’eux, dès qu’ils ont eu vent de la présence de cette commission dont le premier réflexe est de procéder à la saisie de la marchandise, dès qu’un signe d’avarie est décelé. Nous apprenons auprès d’un membre de cette commission que des mises en demeure écrites exigeant de ces revendeurs de se conformer aux normes réglementaires de vente leurs ont été adressées. La même source nous apprendra qu’il a été décidé à ce que cette commission multiplie les sorties d’inspection sur le terrain pour mettre un terme à l’anarchie observée dans la commercialisation des matières alimentaires sensibles qui s’est érigée, faut-il le reconnaître, en règle. Aucune de ces matières alimentaires sensibles n’échappent à cette effroyable anarchie, d’où de fréquentes intoxications alimentaires collectives enregistrées à travers l’ensemble des agglomérations, particulièrement durant la saison estivale depuis ces 5 dernières années, notamment lors des réceptions ou des fêtes. Reste à espérer que cette commission tiendra parole et qu’elle restera mobilisée durant cette saison où se manifestent toutes sortes d’épidémies ayant une relation directe avec les matières alimentaires et l’hygiène.

Oulaid Soualah

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