Saharidj suite à une avarie sur le réseau d’AEP – L’eau se fait rare

La conduite du transport d’AEP à partir du captage de la source noire (El Ainser Averkan) d’Imesdhurar qui alimente 80 % de la population de la daïra de M’Chedallah, ne cesse depuis sa réalisation vers la fin des années 1880, d’enregistrer de fréquentes pannes sur son itinéraire qui frôle les 25 km entre la source et le chef-lieu de daïra. Ceci à cause d’abord d’un terrain fort accidenté aggravé par l’instabilité et en continuel mouvement notamment en haute montagne dans la commune de Saharidj. Ensuite, il y a le fait que de la qualité des longueurs de la tuyauterie de diamètre de 120, un matériau emporté d’Italie destiné au terrain plat dont le raccordement se fait par le système male-femelle sans bridge ni collier ni une quelconque soudure. D’où ces fréquentes avaries à chaque mouvement du terrain meuble qui se résulte par un écartement de ces longueurs au niveau du point de raccordement. La dernière avarie en date à l’origine d’une longue pénurie d’eau qui frôle les deux mois dans l’ensemble des agglomérations alimentées à partir de ce captage, est survenue au lieu-dit Imri à mi-chemin entre le village Ath Hamad et Ath Illiten en haute montagne dans la commune de Saharidj.

Conséquence : plus de la moitié du débit de cet ouvrage part inutilement dans un proche ravin. Abordé jeudi dernier dans l’après-midi, à propos de cette avarie et l’énorme retard mis pour sa prise en charge, le maire de Saharidj dira qu’une fiche technique est d’ores et déjà établie, comme si ce simple document pourrait rétablir la distribution de l’eau alors qu’elle (la fiche technique) passe par tout un circuit administratif pour être avalisée et qu’une enveloppe financière lui soit dégagée après son inscription. Ce qui risque de prendre des mois encore alors que toute la région est en ébullition suite à cette longue pénurie en plein hiver, pourtant il s’agit d’une urgence qui ne doit en toute logique souffrir d’aucun retard, bien au contraire elle doit bénéficier d’une priorité absolue. Certes que sa réparation définitive nécessite la réalisation d’un ouvrage sous forme de mur de soutènement ou d’une passerelle pour consolider l’ouvrage, mais vu la nécessité absolue de rétablir la distribution du précieux liquide, l’assemblage des deux longueurs écartées peut s’effectuer provisoirement de différentes façons en attendant la finalisation du dossier technico-administratif.

O S.