“Notre cinéma manque de moyens”

Partager

Aâmi Bachir, que devenez-vous ?Labès. Merci pour votre sollicitation. Quelle a été votre formation ?J’ai fait une formation d’assistant-réalisateur dans un conservatoire indépendant du cinéma français (1967) à Paris, j’ai suivi aussi de nombreux stages à l’étranger.Réalisateur prolifique, sauriez-vous nous résumer votre filmographie ?Volontiers, je citerai : Comédie STOP (prix de la meilleure réalisation, Tunis 1974), Echelle sur volcan (mention spéciale, Prague 1976), Zina (feuilleton en 10 parties, 1978, diffusé dans de nombreux pays arabes), Au cœur de la spirale avec les Touaregs (1980), Douroub Istijaba, Songe d’une nuit d’Orient (pour Future-TV au Liban, primé au festival TV du Caire, 1991), Massa El Khir (1er prix de la variété des TV arabes à Tunis (Arabsat) en 1995), Abbas Ibn Merdès (6 épisodes, 1999), une comédie musicale Les 2001 nuits avec le ballet Caracalla pour LBC (Liban 2002), Fresque Histoire d’Algérie (2004), Chahra (feuilleton de 15 épisodes en cours de montage).Selon vous, quelles sont les entraves à la production ?C’est surtout le manque de comédiens, nous retrouvons les mêmes acteurs. Il y a aussi un manque de scénarios de dialoguistes… Le réalisateur doit tout faire, ce qui démontre la faiblesse de nos productions. Ajoutez à cela le manque de moyens financiers. Les budgets alloués ne sont pas versés à temps au producteur exécutif, ce qui entraîne des arrêts répétés… Enfin, on manque de studios…Et concernant la diffusion ?De ce côté-ci, il n’y a pas de problème, sauf que la production nationale doit être privilégiée et bénéficier des meilleurs horaires.Quel est le projet immédiat ?Je travaille sur plusieurs projets en parallèle, dont un qui me tient à cœur. C’est un grand feuilleton historique avec une participation étrangère et qui demande beaucoup de moyens.Un cinéaste ?Mustapha Akkad.Un acteur… ?Othmane Ariouet.Un film ?Le Patriot.Un loisir… ?Méditer face à la mer.Si vous étiez DG de l’ENTV, qu’auriez-vous fait ?Je ne pourrai rien faire, étant donné que je n’aurai jamais cette occasion.Un sportif ?Zineddine Zidane.Un artiste ?Chérif Kheddam.Que regrettez-vous ?J’aurai voulu faire beaucoup de choses. Notre pays est grand…Un appel, alors ?Il est grand temps d’organiser notre cinéma et notre champ audiovisuel car nous sommes en train de perdre nos valeurs culturelles avec l’invasion de chaînes satellitaires.Saha, Aâmi Bachir !Sahit et chaleureuses salutations à toute l’équipe de La Dépêche de Kabylie.

Partager