Le week-end dernier, la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou a abrité une grande soirée musicale. « boumba ! » comme diraient ces jeunes férus des veillées emballées. La salle était vraiment comble. Rabah Asma fait bonne recette. Jeudi et vendredi dernier il n’a pas encore failli. On est venu en force pour lui. Jeune, moins jeune, de tous les âges et des deux sexes on s’est empressés pour lui faire en premier le plus beau des cadeaux dont rêve tout artiste avant de fouler la scène : Une salle bien remplie. Rabah Asma l’a eue. Que ce soit en compagnie de Ali Meziane jeudi, ou avec Moh Amichi vendredi. Lors des deux soirées Rabah avait son légendaire sourire gros comme ça ! ça renseigne sur son intérieur, et ça veut tout dire. En compagnie de Moh Amichi, le duo a provoqué une fiesta quelque peu spéciale. Amichi assumait bien ses kilos et son culot sur scène. La présence d’un ballet de danse spécialement ramené par ce fou fêtard a rajouté des couleurs à la soirée. Il y avait du mouvement, du rythme, de la joie, et beaucoup d’envie de se lâcher. Et on s’en est pas privé sur scène comme dans la salle. On se croirait dans cet Airbus nouvelle génération, en plein vol. Rabah Asma qui lui a succédé ne s’est pas du tout privé, lui aussi. Cédant au plaisir du moment, il a improvisé la danse du kangourou avec les deux guitaristes qui l’accompagnaient. A trois, ils sautillaient tels trois petits enfants sur le grand lit de papa…Sans s’arrêter de jouer. Asma était aux anges. Sur scène on sourit et on rit. Ça donne un beau tableau qui fait penser à la lumière du jour en plein nuit. Tout était éclatant et beau à voir, à apprécier, à partager. Personne ne voulait que ça s’arrête. Asma enchaîne les tubes, un fil de sa guitare pète. Mais il ne se rendra même pas compte. Il ne fera pas attention. C’était un détail. Et dans une soirée comme ça on ne fait pas attention au détail. On en profite pleinement. Jusqu’à la fin. Et c’est ce que tout le monde a fait. La pari a été tenu jusqu’au bout.
D. C.
