Les corps communs, les O. P, et les agents de sécurité et de prévention affilié à l’union nationale des professeurs de l’éducation et de la formation (Unpef), ont entamé hier leur grève cyclique de trois jours. «Le premier jour de ce débrayage a connu une très grande mobilisation des corps communs, les OP et agents de sécurité qui ont été nombreux hier à répondre au mot d’ordre de grève lancé par la commission nationale de cette tranche des travailleurs », a-t-on appris dans un communiqué de l’Unpef. Le taux de participation à ce mouvement de contestation varie d’une wilaya à une autre. Ce taux oscille entre 50 et 91%. Ce mouvement de protestation a été massivement suivi, avec un taux de 91% à Tlemcen, 82% dans les wilayas de Tizi-Ouzou et Médéa. En outre, ce taux de participation a atteint 80% à Ghardaïa, 75% à Alger Ouest, et 70% à Ouergla. Les corps communs et les OP dénoncent vigoureusement « les menaces et les pressions pratiquées par certains directeurs d’établissements scolaires à l’égard des grévistes ». «Les menaces de ponctions sur salaires des corps communs, les OP et agents de sécurité ne font que jeter de l’huile sur le brasier », a indiqué la même source, qui ajoute que « nonobstant ces pressions, les corps communs, les OP et les agents de sécurité ne comptent en aucun cas faire marche arrière ». L’Unpef a rappelé la plate-forme de revendications des corps communs, les OP, et agents de sécurité dans laquelle figure : « la prime de rendement à hauteur de 40%, au lieu des 25% en vigueur, avec effet rétroactif à partir de 1er janvier 2008, la baisse du volume horaire, l’ouverture des postes budgétaires, la régularisation des contractuels, ainsi que le droit à la formation et à la définition des missions des corps pour faire barrage à l’exploitation tous azimut ». Ces protestataires réclament également leur intégration dans le secteur de l’éducation nationale.
L. O. Challal
