Même si les services de l’APC avaient annoncé son ouverture pour le début du mois d’octobre dernier, le nouveau marché de proximité de la localité d’Aïn-Bessem dénommé « El moudjahid Ben Ali Lekhdar » tarde à ouvrir ses portes au grand public. Ainsi, et dans son nouveau plan d’aménagement urbain du chef-lieu, l’APC d’Aïn-Bessem avait prévu la délocalisation de l’actuel marché couvert sis au centre-ville, devenu trop exiguë et gagné par l’anarchie, l’insalubrité et le manque d’hygiène, vers l’ancien édifice de souk-el fellah, sis à la sortie ouest, aménagé spécialement pour cela. Ce dernier devait contenir dans de bonnes conditions une centaine de commerçants de l’actuel marché qui pourront, de ce fait, garantir un meilleur service aux citoyens. Mais depuis l’annonce de la délocalisation faite par les services de la mairie le mois d’octobre dernier, les commerçants refusent toujours de quitter les lieux et continuent d’exercer dans des conditions déplorables au niveau de l’ancien souk, sous prétexte que le nouveau marché est mal aménagé et ne peut pas contenir tous les commerçants : «Le nouveau marché ne peut pas tous nous contenir, et la répartition des places va certainement nous créer des problèmes», explique l’un des commerçants. Et d’enchainer : «Il y a aussi le problème des propriétaires des locaux, à l’image des bouchers et des épiciers, qui refusent de quitter leurs locaux pour de simples carrés à l’intérieur du nouveau marché. Donc, les autorités locales doivent au préalable le réaménager et le réhabiliter pour éviter toute complication», affirme notre interlocuteur. Selon les commerçants, les services de la mairie ont accepté finalement de retarder l’opération de délocalisation, pour lancer prochainement une nouvelle opération de réaménagement du nouveau marché qui porte la construction d’un nombre précis de magasins, l’élargissement de son espace extérieur et sa dotation de plusieurs autres commodités. Une opération qui tarde aussi à être entamée malgré les engagements des responsables.
Oussama K.
