CFPA de Tazmalt Lors d’une cérémonie organisée jeudi – 120 diplômés honorés

Le centre de formation professionnelle et de l’apprentissage de Tazmalt a organisé jeudi une rencontre au niveau du réfectoire de l’établissement avec les stagiaires de différentes sections qui sont en fin de formation pour la remise des diplômes.

Cette initiative a été prise par le responsable de l’apprentissage, une branche qui constitue la colonne vertébrale du CFPA avec un effectif de trois cents stagiaires environs répartis sur plusieurs sections dont les filles sont majoritaires en couture, prêt-à-porter, coiffure, etc. Pour seulement ces mois de février et mars, ce sont pas moins de 120 apprenties qui ont été remerciées et félicitées pour leur réussite et leur savoir-faire durant cette période de formation qui s’est étalée sur une année, 18 et 24 mois avec à la clé un diplôme. Durant cette rencontre, les diplômées ont eu droit à des orientations et autres explications pour bénéficier de l’aide contenue dans les différents dispositifs de l’Etat que ce soit Ansej, Anem et Angem. Parmi ces titulaires de diplômes, Melle Djouadi Djamila, dans la spécialité prêt-à-porter, nous avouera que «grâce à l’apprentissage et aux sacrifices de nos enseignants, nous pouvons enfin ouvrir droit à un poste d’emploi et éviter par la même occasion cet emprisonnement chez-soi si on n’avait pas opté pour une formation qui constitue la clé de notre réussite et une insertion dans le monde de travail». Et d’ajouter : «D’ailleurs, grâce à mon sérieux et à mon abnégation, je fus retenue par mon employer pour un poste d’emploi», conclut-elle. Certes, le centre de formation constitue la bouée de sauvetage pour ceux et celles qui ont échoué dans leur scolarité néanmoins le nombre d’inscrits pour une spécialité reste inférieur au taux pourtant très élevé de l’échec scolaire à chaque fin d’année, en particulier ceux n’ayant pas atteint la 4e année moyenne, le niveau requis pour suivre certaines spécialités. Ceux-ci se trouvent parfois recrutés dans le secteur privé malgré leur bas-âge, car sans niveau, s’ils ne sont pas tout simplement rattrapés pas les fléaux sociaux.

Achiou Lahlou