Les montagnards en détresse !

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Tighouza, un village distant de 10 kilomètre du chef-lieu de la commune d’Agouni Gueghrane dont il relève, est situé en plein cœur de la montagne de Djurdjura.

Sa situation géographique constitue, à ne pas en douter, un facteur supplémentaire qui aggrave son isolement. Le chemin qui le relie au village Aït Agad de la commune de Boumahdi sur une longueur d’environs 1,5 km est dans un état peu reluisant depuis belle lurette. Il est important de souligner qu’un projet pour sa réfection a été inscrit dans les précédents exercices, hélas, celui-ci n’a jamais vu le jour. «Un projet avait été effectivement inscrit sur le PSD de l’exercice de l’année passée concernant le revêtement de ce réseau routier, et une enveloppe de 1,5 milliard de centimes lui a été allouée, mais les travaux n’ont pas été entamés à ce jour. Les villageois qui les empruntent continuent ainsi à souffrir le martyr», regrettera M. Boutaoues, le responsable de la municipalité d’Agouni Gueghrane. Tout en précisant que ce tronçon est le seul qui assure la liaison entre les deux daïras, à savoir Ouacifs et Ouadhias. Sur un autre registre, la salle de soins de ce village allouée dans le cadre des plans communaux de développement de l’année 2007 n’est toujours pas opérationnelle en raison de l’absence de logement de fonction. «Nos habitants ont beaucoup souffert de l’absence de cette commodité dans ce village de 800 âmes. Pour de simples soins, il va falloir se déplacer des kilomètres», indiquera M. Boutaoues qui nous fera savoir qu’une fiche technique a été établie pour la concrétisation d’un logement de fonction de 300 millions, tout en faisant appel aux concernés d’accélérer la procédure afin d’en finir avec les aléas et les souffrances des citoyens. En outre, le problème d’eau se pose avec acuité dans cette localité depuis des lustres, et ce, en dépit de la disponibilité d’une fontaine qui n’est guère entretenue. Les villageois continuent de s’approvisionner à la manière traditionnelle, au lieu que les responsables concernés procèdent aux travaux de réalisation d’une conduite d’eau digne de son nom. «Nous vivons dans des conditions déplorables. Pire, le manque d’eau accentue notre souffrance. Nous avons demandé et nous ne cessons de réclamer à ce que les services compétents songent à la réalisation d’une conduite d’eau potable», enchainera-t-il. Une autre lacune qui frappe les habitants de plein fouet, est l’absence d’assainissement pour tout le village. Les habitants ont dû se rebattre sur des fosses septiques, et le comble du paradoxe, les rejets des eaux usées sont acheminés à ciel ouvert, et la fontaine est située en bas du village, d’où le risque de maladies à transmission hydrique. Les habitants que nous avons rencontrés nous ont évoqué une myriade de carences. Ils vivent sans les commodités vitales et sans les moindres infrastructures de bases.

B. K.

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