Une ambulance s’impose

Répartie sur sept villages, à savoir Imazdhourar, Illithen, Ath Hamad, Ath Oualvane, Ath Sahridj, Ighil Amad et enfin Aggache, la population qu’abrite la commune de Saharidj est estimée à plus de 12 000 âmes et qui est couverte en soins par cinq unités de soins réparties comme suit : Ath Oualvane, Ath Hamad, Illithen, Imazdhourar, et enfin le chef-lieu de la commune. Si le personnel médical et paramédical est jugé suffisant, les moyens de bord restent très réduits. Une radiographie, qui y existait auparavant a été transférée vers l’hôpital de M’chedallah depuis bientôt quatre ans. Les raisons de ce transfert qui ont privé les 12 000 habitants de la localité des services de la radio restent toujours inexpliquées. Le problème majeur de ces unités de soins reste les moyens de transport des blessés et autres malades qui ne sont transportables que par ambulance, si on sait que l’itinéraire qui relie la commune de Saharidj à M’chedallah où est implanté l’hôpital le plus proche est serpenté et composé de grands virages sur une distance de sept kilomètres. Et pour cela, une ambulance s’impose vraiment pour cette localité, à l’exemple de la commune de Chorfa et celle d’Ath Mansour qui ont bénéficié d’ambulances, récemment. Nous avions enregistré par le passé une dizaine de femmes enceintes qui ont accouché en cours de route, vu l’état dans lequel elles ont été transportées, ainsi que plusieurs autres accidentés qui ont rendu l’âme sur le même itinéraire, pour les mêmes raisons. Ceux qui ont pour tâche d’assurer la sécurité de ces milliers de citoyens ne doivent-ils pas se pencher sur leur sort ?

Omar Soualah