Ils ont manifesté à Bouira, Tizi-Ouzou, Béjaïa et Boumerdès – Les mobilisés du service national ne lâchent pas

Des centaines de mobilisés du service national, rappelés entre l’année 97 et 99 dans le cadre de la lutte antiterroriste, se sont rassemblés, hier, sur l’esplanade de la wilaya pour demander un statut et appeler à la prise en charge de leurs revendications socioéconomiques. Par cette énième action de rue, les protestataires disent vouloir rappeler à l’Etat ses engagements vis-à-vis de milliers de rappelés. « Nous demandons seulement nos droits et nous appelons les hautes autorités du pays à tenir les promesses faites, à l’époque, aux milliers de rappelés », a déclaré un représentant des contestataires. Et d’ajouter : « Nous ne sommes pas des mercenaires ! Nous avons servi ce pays dans des moments difficiles et nous revendiquons à présent le droit à une pension et à des soins médicaux ». Un autre représentant a, quant à lui, appelé à l’application de la loi sur la concorde civile et la charte portant réconciliation nationale. A préciser que c’est vers 10 heures que les ex mobilisés ont entamé une marche vers le siège de la wilaya, situé à une centaine de mètres du lieu du rassemblement, où ils ont tenu un sit-in pendant plusieurs heures. Une délégation composée de représentants des mobilisés a été invitée à prendre langue avec les responsables de la wilaya. Mais, en l’absence du wali, les délégués ont refusé de s’entretenir avec son chef de cabinet. Des manifestations similaires ont été également organisées à Tizi-Ouzou, Boumerdès et Béjaïa où il a été enregistré une forte mobilisation des concernés.

Les travailleurs du pré emploi aussi

Parallèlement aux ex mobilisés, des dizaines de travailleurs du pré emploi ont tenu, hier, un sit-in de protestation devant le siège de la wilaya de Béjaïa pour exiger leur « intégration ». Ils revendiquent également « l’annulation de la politique de recrutement dans le cadre du pré emploi et l’attribution d’une allocation chômage à tous les demandeurs d’emploi ». Les protestataires réclament, aussi, à ce que les années de travail dans le cadre du pré emploi soient « comptabilisées » dans la retraite. Affilié au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique, le Comité national des travailleurs du pré emploi diplômés maintient la pression pour faire aboutir ses revendications. Des revendications maintes fois réitérées par le passé mais demeurant insatisfaites jusqu’à maintenant. A signaler que cette catégorie d’employés a organisé des marches simultanées dans plusieurs wilayas, tout comme les rappelés. C’est ainsi que d’autres marches ont été organisées à Bouira et à Tizi-Ouzou où les mêmes revendications ont été brandies.

La grève des communaux durera jusqu’à demain à Kherrata

Le mot d’ordre de grève, décrété par le syndicat autonome SNAPAP, a été largement suivi par les fonctionnaires communaux. Le taux d’adhésion au débrayage a atteint les 100%, nous dit-on. Ainsi, les différents services des deux communes de la daïra de Kherrata ont été paralysés et les fonctionnaires, qu’on a rencontrés, semblent déterminés à ne pas lâcher prise, comptant poursuivre leur mouvement de protestation jusqu’à satisfaction de leurs revendications, à savoir « l’intégration de tous les contractuels et vacataires, l’augmentation des salaires, à l’image des autres secteurs de la fonction publique, et l’amélioration des conditions de travail ». Il y a lieu de signaler que ce débrayage durera trois jours, soit de lundi à mercredi prochain.

M. O. B., T. Ch., D. M., D. S, Salim Haddou et S. Chenouf.