Signature d’une convention entre l’université de Béjaïa et l’académie royale espagnole

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Les civilisations méditerranéennes ont beaucoup apporté à l’humanité et servi de socle à la naissance des sciences modernes, dans un milieu d’une très grande densité d’inter culturalité. C’est dans le but de perpétuer cette démarche intellectuelle, d’échange du savoir entre les pays entourant cette « mer du milieu des terres », qu’a été choisi le thème : « Passé et futur de l’aire méditerranéenne. Considérations sociales et économiques », par l’université Abderrahmane Mira de Bejaia et l’académie royale d’Espagne pour la journée scientifique qu’elles ont organisée au campus d’Aboudaou, jeudi, en présence de l’ambassadeur d’Espagne à Alger, Gabriel Busquet en l’occurrence. Dans son intervention, le docteur en économie et membre de l’académie royale espagnole, Francesc Granell Trias, résumera en une phrase l’objectif de cette journée scientifique et plus particulièrement du cas de l’Algérie, en développant le thème de sa communication qui a trait à « l’Algérie et l’union européenne ». Il dira, en effet, que la réduction des tarifs douaniers ne suffit pas et qu’il faut aller au-delà d’autant plus que pour le cas de l’Algérie, plus de la moitié de son commerce extérieur se fait avec l’Europe. C’est devant un parterre d’éminentes personnalités académiques, scientifiques, politiques et de nombreux étudiants, que l’allocution d’ouverture a été faite par le recteur de l’université de Bejaïa, Djoudi Merabet, qui venait d’arriver tout droit d’Alicante (Espagne) où il venait de participer à la première rencontre des recteurs des universités algéro-espagnoles, confirmant ainsi cette volonté des milieux intellectuels, notamment algériens et espagnols, de se réapproprier leur espace et de converger vers un espace commun d’intermédiation, où se forgent les nouvelles sociétés méditerranéennes. Prenant la parole, le président de l’académie royale d’Espagne, Jaime Gil Aluja, fera un historique des savants arabes, qui furent les précurseurs du développement scientifique entre le 8e et le 10e siècle notamment. L’ancien ministre algérien et actuel membre de l’académie royale espagnole, le professeur Mohamed Laichoubi, axera son intervention sur l’obligation faite aux intellectuels et scientifiques, de reprendre leurs responsabilités pour imposer la vision du contact humain. De son côté l’ambassadeur d’Espagne soulignera que même si les deux pays viennent de célébrer le 10e anniversaire de la signature du traité de bon voisinage et d’amitié cela ne suffit pas et les relations bilatérales doivent aussi être basées solidement dans les domaines : économique, politique, sportif et scientifique. Lui succédant, Hamou Ahmed Touhami, wali de Bejaia, a surpris l’assistance en discourant en langue espagnole. Il rappellera dans son intervention, les relations entre Bejaia, qu’il qualifiera de perle de la côte du soleil et l’Espagne, lesquelles remontent à très longtemps. Il encouragera l’initiative de cette rencontre scientifique. Les enjeux pour la ville de Bejaia, dans les activités scientifiques et intellectuelles, ont été développés par le professeur Aissani Djamil de l’université de Bejaia. L’ancien ministre, Mohamed Laichoubi, développera le thème traitant de la colonisation, jusqu’à l’émergence des hégémonismes et des nouvelles recompositions géostratégiques. Les enjeux économiques et modes de gouvernance ou encore les défis et perspectives, ont été les deux communications du professeur Nouara Kaid Tlilan et le docteur Khelloudja Arabi de l’université de Bejaia. L’autre communication a été l’œuvre de José Daniel Gubert, de l’académie royale espagnole, qui soulignera le rôle des institutions internationales à vocation méditerranéenne. À la clôture de cette journée, une convention, entre l’université Abderrahmane Mira de Bejaia et l’académie royale d’Espagne, a été signée.

A. Gana

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