Education Tout en réitérant son appel au gel du statut particulier – L’Unpef reprend la grève demain

La crise qui secoue ces jours-ci le secteur de l’Education nationale est loin d’être terminée. Après son mouvement de grève de deux jours, entamé les 24 et 25 avril derniers, qui n’a pas trouvé un bon écho auprès de la tutelle, l’Union nationale des professeurs de l’éducation et de la formation (Unpef) a décidé de maintenir la pression.

Devant la non satisfaction de leurs doléances, et devant l’échec de ses rencontres avec la tutelle, l’Unpef a décidé d’aller vers une grève d’une semaine reconductible à partir de demain. Ce mouvement de grève sera appuyé par des rassemblements de protestation le 30 du mois en cours, deuxième jour de grève, devant les directions de l’éducation nationale, et ce, à l’échelle nationale. Cette décision a été entérinée lors du conseil national de cette entité syndicale, tenue le 26 avril dernier pour évaluer son mouvement de grève de deux jours. L’Unpef a salué à cet effet, « la forte mobilisation des travailleurs de l’éducation qui ont été nombreux à répondre au mot d’ordre de la grève d’avertissement et du rassemblement tenu devant les directions de l’éducation, lancés par leur base pour dénoncer les lacunes enregistrées dans le nouveau statut particulier », lit-on dans son communiqué rendu public hier. Ce syndicat a, dans le même communiqué réitéré son appel « au gel du statut particulier révisant le décret 315/08, afin de corriger le dysfonctionnements de ce texte ». Cet organisme syndical s’est dit « solidaire avec les corps communs, les ouvriers professionnels, les agents de sécurité et de prévention, et les adjoints de l’éducation dans leurs différents mouvements de protestation en vue de faire valoir leurs revendications ». Les revendication de l’Unpef, tournent principalement sur « l’intégration de certaines catégories d’enseignants du cycle primaire ou moyen dans des postes correspondants à leur profil, en application des lois et règlements et cela sans conditions, sont également fortement exprimées par le syndicat, le droit des adjoints de l’éducation à la promotion dans leur carrière et à leur intégration dans la catégorie 10 au lieu de 8 ». En outre, l’Unpef exige la régularisation de la situation des ingénieurs dans les cycles primaire et moyen et l’intégration du personnel technique des laboratoires dans le statut de l’éducation nationale. Concernant les corps communs, ils réclament à travers ce syndicat, la suppression de l’article 87 bis et leur intégration dans le corps de l’éducation.

L. O. Challal