Le meeting populaire du mouvement national pour la justice sociale (MNJS), prévu hier à la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-ouzou, s’est finalement transformé en une simple rencontre de proximité.
Le tête de la liste du parti à Tizi-Ouzou s’est excusé auprès des rares présents au niveau de la salle, et a justifié cette annulation par des raisons personnelles qui auraient empêché le président du parti, Khaled Bounedjma, de se déplacer à Tizi-Ouzou. Le représentant du bureau de wilaya, quant à lui, parlera d’« un petit accident » qu’aurait eu le président du parti. Mais l’on aura bien compris que le peu d’engouement qu’a suscité la venue du chef de file du MNJS à Tizi-ouzou est pour beaucoup dans le changement de programme. Le nombre des présents dans la grande salle de spectacle de la Maison de la culture Mouloud Mammeri où devait se tenir le meeting ne dépassait en effet pas la quinzaine de personnes. Même les sympathisants du parti n’ont pas jugé nécessaire de se déplacer. Hier, et à l’heure où devait commencer le meeting, il n’y avait qu’une petite poignée de personnes. Et la situation ne s’est pas améliorée au cours de la rencontre. Cet état de faits commence à devenir de plus en plus fréquent. Plusieurs chefs de partis politiques ont dû faire face à une salle qui ne comptait que certains partisans et sympathisants. Le meneur de la liste du MNJS à Tizi-ouzou, qui a pris l’initiative d’animer, malgré tout, la rencontre populaire, reviendra sur le programme du groupe que mène Khaled Bounejma, en accablant au passage « les autres qui sont au pouvoir depuis cinquante ans ». L’orateur énumérera les points essentiels du programme du MNJS, s’étalant sur la nécessité de promouvoir le secteur du tourisme dans la région et de revaloriser les sites de cette dernière. Il parlera aussi de la nécessité de revaloriser les salaires, de veiller à l’indépendance de la justice, la sécurité au niveau de la wilaya de Tizi-ouzou et la part de développement qui doit lui être affectée. Il invitera par ailleurs la population locale à voter le 10 mai prochain : « pour un choix libre et pour que l’argent du pays ne se retrouve plus dans des comptes en Suisse », terminera-t-il.
T. Ch.
