Glissement de terrain Maisons évacuées et route fermée – illiltène évacuée à 1h du matin

Le chef-lieu d’Illiltène, daïra d’Iferhounene, a fait l’objet, hier à partir de 1h du matin d’une évacuation totale, en urgence, de la population locale.

La cause en est une coulée de boue qui a fini par atteindre la ville, emportant tout sur son passage. La situation que redoutaient les autorités locales de la commune d’Illiltène, a malheureusement eu lieu. Vendredi au petit matin, c’était l’alerte maximum. Il fallait en effet évacuer au plus vite. La coulée de boue qui menaçait le chef lieu est parvenue hier au niveau de la ville. Depuis lundi dernier, un phénomène naturel a été observé dans la région. Il s’agit de la remontée des nappes phréatiques, qui ont généré des milliers de mètres cube d’eau et de boue, qui ont dévalé les montagnes d’Azrou N’Thor et Ighzer N’Vivras. Un phénomène déclenché par les énormes quantités d’eau retenues sous terre, après les importantes pluies et chutes de neige qui se sont abattues sur la région. Et depuis, la menace n’a cessé de peser sur le chef-lieu. De nombreuses habitations sises aux pieds des montagnes, notamment celles proches de l’oued qui longe le centre communal, avaient déjà été évacuées dés mardi. Après l’alerte d’hièr, les autorités ont appelé à l’évacuation du chef lieu. La population a vite appliqué les mesures de sécurité. Dans la panique, plus de 70 familles ont été contraintes à abandonner leurs domiciles en catastrophe. Le maire d’Illiltène, M. Azzoug contacté par nos soins, indiquera que toutes les familles demeurant au chef-lieu ont été obligées d’évacuer les lieux. Par ailleurs, le phénomène qui est, comme l’indiquera M. Azzoug, ‘’le glissement de toute la montagne vers le bas’’, laisse perplexe même les spécialistes dépêchés d’Alger. Ces derniers s’étant déplacés jeudi dernier sont repartis sans pouvoir avancer de solution. La vague de boue continue de descendre emportant tout sur son passage. Même les arbres se brisent sous la pression. Les autorités semblent impuissantes face à l’ampleur des dégâts. Le directeur des travaux publics et celui de l’urbanisme et de la construction se sont déplacés sur les lieux afin de constater l’ampleur de la catastrophe naturelle. Hier, au niveau d’Illiltene, la population tentait de freiner le mouvement de la nappe boueuse, en mettant en place des digues afin de canaliser les milliers de mètres cube de boue, qui convergent vers la ville. Une solution temporaire, afin de ralentir le phénomène sans pour autant réussir à le stopper. D’autant plus que la montagne continue à « fondre », suite à d’intenses explosions souterraines qui se font encore entendre. Des explosions qui font jaillir, des profondeurs de la terre, des quantités importantes d’eau et de limon qui coulent depuis la montagne et se dirigent tout droit vers le chef-lieu. La route menant d’Illiltène vers Akbou est coupée à la circulation.

T. Ch.