3234 Africains arrêtés durant le 1er trimestre 2005

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L’Algérie par sa position géographique et sa relative aisance économique, comparée aux pays d’Afrique, est aujourd’hui considérée comme un pays de transit, mais aussi de destination, ne serait ce que temporaire. » L’exploitation des données statistiques relatives à ce phénomène, fait apparaître une croissance très rapide qui s’est accélérée durant ces dernières années. Cette tendance qui est en hausse constante, laisse penser que les prévisions, pour un proche avenir seront plus inquiétantes et le problème sera plus aigu « .A titre de comparaison, le nombre d’affaires constatées est passé de 531 en 1992 à 737 en 2001. Par ailleurs, les variations annuelles de nombre de personnes arrêtées indiquent une tendance à la hausse, où ce nombre a atteint 4237 en 2001, alors qu’il n’était que de 1190 en 1992.Selon le bilan de la gendarmerie nationale, durant ces trois dernières années, près de 9555 personnes de différentes nationalités sont entrées illégalement et ont été arrêtées, 5790 ont été reconduites aux postes d’In Guezzam (frontière du Niger) et Tin Zaoutine (frontière du Mali) au sud de Tamanrasset et au poste de la wilaya de Tlemcen au nord pour leur refoulement.Les personnes constituant cette immigration sont en grande majorité de nationalité Nigérienne 33,24%, Malienne 13,19%, Marocaine 10 %, Guinéenne 8%.Les wilaya les plus touchées par ce phénomène, se situent au niveau des frontières sud et ouest du pays, Tamanrasset(42440 étrangers), Adrar(1858 étrangers), Illizi (776 étrangers et Tlemcen(1061étrangers).Durant le premier semestre 2005, les unités de la gendarmerie nationale ont constatées 686 affaires liées à l’immigration clandestine. Dans ce cadre, 3234 personnes ont été arrêtées dont 3181 de sexe masculin et 53 de sexe féminin.Selon le bilan de la gendarmerie nationale, parvenu à notre rédaction, parmi les 3234 personnes arrêtées, 815 ont été écrouées, 175 mises en liberté provisoire et 2244 refoulées.La nationalité qui enregistrée le plus grand nombre de ressortissants africains en Algérie, et celle du Nigeria avec 1521 individus arrêtés durant la même période, suivie par le Mali avec 674 personnes.Durant le mois de juillet dernier, les services de la gendarmerie nationale ont traité 98 affaires ce qui a permis d’arrêter 232 personnes de sexe masculin et deux femmes.Par ailleurs, le nombre des pays de provenance de l’immigration clandestine est aussi un indicateur de l’importance de ce phénomène. Il a été recensé 48 pays, dont la plupart du continent africain.En plus de l’immigration en provenance d’Afrique subsaharienne, il faut signaler aussi l’immigration parvenue d’Asie notamment de la Syrie, où un nombre important de clandestins Syriens ont été arrêtés (214 durant ces trois dernière années) pour leur implication dans les affaires d’activités illicites de forage de puit.

Les causes de l’immigration clandestineLes causes principale établies par la gendarmerie nationale, sont, les causes socio-économiques, a savoir les difficultés de l’Afrique qui se sont aggravées depuis la guerre froide à cause du désengagement économique des puissances occidentales.A cette détérioration de la situation économique, s’ajoute une démographie galopante qui contribue à faire persister la pauvreté et à mettre les pays dans une situation économique sociale et politique explosive.L’Algérie constitue en outre une porte d’accès vers l’Europe. prospère, pôle d’attraction des populations déshéritées. Cette situation est largement exploitée par des réseaux de passeurs qui maîtrisent parfaitement le terrain malgré son relief accidenté pour faire de l’immigration clandestine une activité lucrative dont les retombées humanitaires et sécuritaires causent d’énormes difficultés au pouvoir public. Les causes sécuritaires et géographiques font de l’Algérie un pays de fixation de l’immigration clandestine. Ce phénomène qui était observé dans les villes du sud, est depuis plus d’une décennie, observé dans les villes du nord du pays, y compris dans la capitale où l’on remarque des  » bourses  » de travail dans certains quartiers à savoir (port Saïd, Delly Ibrahim, Cheraga).

Synthèse B. Nawel

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