Tizi-Ouzou Le projet d’alimentation du flanc nord ne sera réceptionné qu’en septembre – L’eau de Taksebt, ce n’est pas pour cet été !

Le versant nord de la wilaya subira, une fois de plus, les affres de l’été. Huit communes balnéaires ne bénéficieront de l’eau du barrage Taksebt qu’en septembre. Le projet le leur promettait, pourtant, pour le mois de juillet prochain. Le problème de manque en eau potable, dont souffrent de nombreuses régions de la wilaya de Tizi-Ouzou, notamment en périodes de chaleur, semble ne pas connaître son épilogue, du moins en ce qui concerne les villes côtières où la rareté de l’eau devra encore perdurer au cours de la saison estivale prochaine. En effet, et selon les déclarations de M. Mokrane Djouder, responsable au niveau de la direction locale de l’Hydraulique, pas moins de huit (8) communes balnéaires verront leur alimentation en eau potable reportée à une date ultérieure. Il s’agit de Boudjima, Akerrou, Azeffoun, Aït Chafaâ, Aghribs, Tigzirt, Ifflissen et Zekri. Les 160 000 habitants de ces localités, qui voyaient dans ce projet une solution aux problèmes de coupures récurrentes d’eau dans leur région, notamment en été devront prendre, une fois de plus, leur mal en patience. Le retard accumulé par le projet de transfert de l’eau depuis le barrage de Taksebt jusqu’au nord de la wilaya en est la principale raison. Un projet lancé en 2010 et qui devait s’achever en juillet prochain. « Ce sera, finalement, pour septembre », déclare M. Djouder. Selon notre interlocuteur, les intempéries qui ont sévi dans la région sont pour beaucoup dans ce retard puisqu’elles ont causé l’arrêt des travaux. Des intempéries qui ont même engendré des dégâts au niveau des réalisations déjà entamées. Les citoyens risquent d’en payer les frais au cours de cet été qui s’annonce rude. Le projet comprend la réalisation de deux importants réservoirs pour la répartition de l’eau potable acheminée depuis le barrage de Taksebt. Le premier réservoir, d’une capacité de 5000 m&sup3,; sera implanté au niveau de T’lata à Iflissen et prendra en charge l’alimentation des régions nord et ouest de la wilaya. Le second réservoir inscrit dans le même projet, situé à Aït Djennad, alimentera le nord-est. Avec un réseau de distribution long de plus de 32 400 m, qui touchera 214 villages répartis entre les 8 communes concernées par le projet, 21 000 m³ seront pompés chaque jour. L’autre facteur qui a causé le retard de ce projet, concerne les contraintes liées aux oppositions des citoyens. Une situation à laquelle a fait face la direction de l’hydraulique, notamment du côté d’Aït Chaffa, selon M. Djouder. Ce dernier a, par ailleurs, tenu à rassurer la population par le fait que les travaux sont à présent bien relancés. « Ils frôlent les 90% d’avancement, pour ce qui est de l’installation de la tuyauterie et de la mise en place du nouveau réseau pour la distribution de l’eau potable au niveau desdites localités. Ceci, alors que l’infrastructure, en elle même, en est à 65% de taux d’avancement », estime notre interlocuteur. Par ailleurs, et dans le cadre de l’amélioration des services d’alimentation des citoyens en eau potable, M. Djouder déclare que « pas moins de 970 000 dinars ont été consacrés par la direction de l’hydraulique au renforcement et à la réhabilitation du réseau de distribution d’eau potable dans neuf (9) communes de la wilaya ». Un réseau qualifié de vétuste et engendrant la perte d’importantes quantités d’eau à travers le territoire de la wilaya. M. Djouder rappellera, aussi, qu’avec les quatre nouveaux barrages prévus dans la wilaya, en plus des 38 stations de pompage dont 16 sont prévues pour cet été « l’eau devrait couler à flot à travers les quatre coins de la wilaya ». Des projets qui, une fois réalisés, feront le bonheur des citoyens, dont la plupart voient, actuellement, l’eau potable comme un luxe.

 

T. Ch.