Draâ El Mizan Ils ont bloqué la route avant-hier pour protester contre l’état de la chaussée – Les commerçants en colère

Le centre-ville de Draâ El Mizan devient impraticable. Depuis qu’une entreprise a été engagée pour colmater les nids de poule, aussi bien les automobilistes que les riverains (habitants et commerçants) souffrent de ces nuages de poussière au passage de chaque camion de gros tonnage. Avant-hier, les commerçants ont exprimé leur colère en allant jusqu’à fermer ce tronçon allant de l’intersection du CW 4 vers Frikat jusqu’à la proximité de leurs habitations et de leurs locaux. “Nous avons souffert durant près de dix jours. La poussière arrive dans nos plats. Tous nos commerces sont désertés depuis le lancement de ces travaux», vociférait l’un des manifestants. Et d’ajouter : “Combien faudra-t-il encore attendre pour réfectionner cinq cents mètres ?“. Il a fallu l’intervention des services de sécurité pour diriger les véhicules pris dans un embouteillage monstre. Un nouveau plan de circulation a été improvisé en déviant les véhicules afin d’éviter des altercations entre contestataires et automobilistes. Les responsables de l’APC sont arrivés sur les lieux et ont pris la décision de procéder à l’arrosage de  cet axe à l’aide d’un camion citerne. “Avant son bitumage, il faut que la chaussée soit arrosée au moins toutes les deux heures», nous a dit un autre contestataire. Nous avons appris que l’entreprise allait reprendre les travaux afin que cette situation soit réglée rapidement. Dans l’après-midi, la circulation a repris au niveau de cet axe, mais nombreux sont les automobilistes qui ont préféré emprunter d’autres déviations évitant ainsi le soulèvement de la poussière.

Il faut rappeler que le centre-ville de Draâ El Mizan a été sévèrement dégradé d’une part après les intempéries et d’autre part par le passage d’une flotte de plusieurs véhicules poids lourds arrivant des briqueteries d’Aomar et des cimenteries de Sour El Ghozlane.

L’APC a dégagé une enveloppe de quatre cents millions de centimes pour restaurer ce tronçon en attendant son bitumage dans le cadre de l’amélioration urbaine.

Toutefois, la seule solution reste la déviation pour laquelle une enveloppe de trente milliards de centimes a été engagée par la Direction des travaux publics.

Amar Ouramdane