A quand une gare routière?

Située au centre de plusieurs directions Bouira, Tizi-Ouzou et Alger, la ville de Draa El-Mizan constitue un véritable carrefour. Aujourd’hui, la réalisation d’une gare routière est une nécessité. Certes, une ébauche de doter cette ville de ce service a été lancée à la fin des années quatre vingt; avant que l’ancienne gare de l’ex-SNTV ne soit transformée en pharmacie privée. La gare baptisée « gare Foughali » a ét boudée aussi bien par les voyageurs que par les propriétaires de bus. Quant au prétexte trouvé, il n’a été que celui de l’éloignement. Peu à peu, elle a changé de vocation pour abriter les services de l’EPETO. Après un abandon qui n’a que trop duré, elle a été retenue pour servir de siège à la BMPJ, lequel siège est fin prêt. Pour le moment, même si le wali a été interpellé lors de sa visite dans la région, rien ne pointe à l’horizon. En raison de ce manque, les bus ne savent plus où stationner et les voyageurs où attendre. A défaut de ce lieu, un stationnement gênant est improvisé devant l’ancienne gare. Au demeurant, de nombreux accidents ont été évités là où les bus et autres taxis chargent leurs clients. Plusieurs personnes pensent que la solution à ce problème est le déplacement de tous ces bus vers un autre lieu, en dehors de la ville. « Il faudrait que les autorités regroupent tous les transporteurs dans un même lieu. Cela faciliterait la tâche à tous », nous dira un chauffeur de bus assurant la ligne Draa El-Mizan – Tizi-Ouzou. Et d’ajouter : « C’est un moyen aussi de créer des emplois ». Effectivement, notre interlocuteur a bien pensé d’autant plus qu’on sait que de petits stationnements non aménagés ont été prévus, ici et là : à côté de l’immeuble de la banque pour Boghni, en face de l’ancien tribunal pour Ath Yahia Moussa, en face de l’ex-salle de fêtes pour Ichoukrène. Ainsi, la réalisation de cette gare restera d’actualité car la ville est en pleine expansion. Il ne faut pas oublier que, parallèlement à ce manque, la réhabilitation de la ligne directe vers Alger qui avait existé même pendant l’époque coloniale a été aussi soulevée. En d’autres termes, la direction des Transports de la wilaya devrait obliger les demandeurs de ligne vers Tizi Ouzou, déjà saturée, à assurer la ligne vers Alger pour éviter aux voyageurs prenant cette destination de faire escale à Tizi Ouzou ou aux Issers en passent par Tizi Ghenif. Selon nos informations, le mouvement associatif reposera cette revendication, par écrit, prochainement au wali. En conclusion, une telle opportunité ne sera que bénéfique pour la région.

Amar Ouramdane