l Le port de pêche de Bgayet, minuscule espace où s’agglutinent petits métiers et chalutiers, embarcations en bois à moitié rongées et d’autres en acier gagnées par la rouille. D’énormes flaques de fuel parfaitement visibles à la surface de l’eau côtoient bouteilles et sachets en plastique, morceaux de bois, carcasses de casiers… Le degré de pollution semble avoir atteint les limites du tolérable. Quant au poisson, les quantités ramenées mettent ce port à mille lieues de sa vocation première qui est d’approvisionner en quantité et qualité la wilaya. Certes, le poisson dit noble vient de refaire une réapparition timide sur les étals, mais on est encore loin de l’abondance.
