Bétonnage de la route de Akkar

Le calvaire des usagers de la route, menant de la ville de Aïn El Hammam à l’hôpital, via la cité Akkar, devrait bientôt prendre fin. Le marché consistant en le revêtement de cette voie, par un tapis en béton bitumeux, vient d’être attribué à l’entreprise Lagab qui commencera, sous peu, les travaux dont la durée n’excédera pas un mois. C’est en tous cas ce que nous avons appris de Haddad Tarik, l’administrateur communal. Ces travaux entrent dans le cadre d’un programme complémentaire d’amélioration urbaine, datant de l’année 2003 et initié par la DUC. Celle-ci vient d’attribuer à ce tronçon, une subvention de près de 600 millions de centimes. Nous avons, à maintes reprises attiré l’attention sur l’état de dégradation avancé de cette route, longue de 1200 mètres et dont l’importance n’est plus à démontrer. Et effet, en plus du fait qu’elle soit un raccourci vers l’hôpital et une bonne partie des villages des Ath Menguellet, cette voie est quotidiennement fréquentée par les élèves du lycée Ben Boulaïd ainsi que par les habitants de la cité Akkar qui pataugent dans la boue en hiver et reçoivent des nuages de poussière, en été. Signalons par ailleurs que, depuis que la chaussée a été endommagée par les intempéries et les travaux de VRD, les automobilistes et même les fourgons de transport, se sont rabattus sur l’ancienne route, plus praticable mais beaucoup plus longue. Cela s’est répercuté sur les commerces dont certains ont fermé alors que d’autres envisagent de le faire. Ces travaux viennent donc, à point nommé, pour redonner un peu de vie, au quartier. Dans le cadre des PCD, la mairie a entrepris, depuis quelques jours, des travaux de drainage des eaux pluviales ainsi que l’ouverture d’ouvrages, le long de cette route. Les automobilistes et les locataires de la cité des 146-Logements, agréablement surpris par la nouvelle, aimeraient que cette opération soit étendue aux artères de la ville qui sont à la limite de l’impraticabilité. Pourtant, le wali de Tizi Ouzou a sommé les APC de procéder aux réparations des rues des villes. « Ce qui m’embarrasse, beaucoup » dira l’administrateur qui nous expliquera que les finances de la commune ne peuvent pas faire face à une si grande dépense vu que les rues de Aïn El Hammam demandent des travaux importants.

Nacer B.