L’agence locale de la SONELGAZ demeure toujours fermée et les protestataires, une vingtaine de chômeurs de la région de M’Chedallah, ont décidé de maintenir leur action, malgré l’entrevue qu’ils ont eu avec le directeur régional du groupe SONELGAZ, qui s’est rendu sur les lieux, ce mardi matin, pour tenter de trouver un compromis avec eux. Les jeunes chômeurs campent toujours sur leur position et ne comptent lâcher prise qu’« après que la société de gardiennage SPACE accepte de revoir les conditions de recrutement des agents de sécurité » pour les sites de SONELGAZ. Le directeur a essayé de les convaincre, leur disant que « cette société de gardiennage est autonome et que SONELGAZ n’a aucun pouvoir sur elle ». Ce dont les contestataires ont répliqué en disant que « SPACE était devenue récemment une filiale du groupe SONELGAZ et qu’il appartient à la tutelle de faire pression sur elle pour revoir les modalités de recrutement », notamment celle du niveau d’instruction (2ème AS) posé comme l’une des conditions exigées par ladite société de gardiennage. Ce responsable, qui a déclaré ignorer que ce problème a déjà été posé en 2011, se dirigea, accompagné par le groupe de protestataires, jusqu’au bureau de l’ANEM où le responsable de cette institution confirmera que ce conflit date de 2011 et qu’il en avait avisé sa tutelle par écrit, tout en énumérant les raisons de la grogne des chômeurs de la région. C’est au niveau de l’ANEM qu’ont pris fin les négociations avant que les parties en conflit ne se sont séparent sans qu’une solution ne soit dégagée, sinon que les protestataires ont accepté à ce qu’un service minimum soit assuré par les équipes d’intervention, pour ne pas pénaliser davantage la population.
Oulaid Soualah
