Le pavillon des urgences suffoque !

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Le pavillon des urgences médico-chirurgicales de l’établissement public hospitalier (EPH) d’Akbou, est régulièrement pris d’assaut par les usagers de la santé.

Le personnel médical et paramédical se démène comme il peut, mais il parait, de bout en bout, littéralement débordé par l’afflux ininterrompu de malades piaffant d’impatience.

Les deux médecins du service sont sollicités de toutes parts. Tant et si bien qu’ils ne savent plus où donner de la tête. La situation se corse davantage quand les accompagnateurs des malades désertent les salles d’attente pour encombrer les couloirs. Les supplications des agents de sécurité et des infirmiers ne changent souvent rien à la donne. «Je me dois de rester constamment auprès de mon malade pour qu’il soit rapidement et correctement pris en charge», dira le parent d’un jeune patient. «D’ailleurs, soutient-il, il y a quelques semaines un malade a rendu l’âme pendant qu’il poirotait dans la salle d’attente».

Au sujet de cette affluence, qui semble aller crescendo, un médecin du PU constate que «bien des patients trainent des affections qui ne relèvent pas des urgences. Leur présence complique quelque peu la situation et retarde la prise en charge des cas réellement urgent ». «Si au moindre mal, ajoute-il, on court vers l’hôpital, on ne pourra jamais s’en sortir». Pour sa part, un infirmier nous fera remarquer que même les citoyens issus des communes dont la polyclinique dispose d’un point d’urgence, préfèrent acheminer leurs malades à Akbou. «Sans compter, déplore-t-il, toutes les consultations qui relèvent, en principe, de l’unité de base mais qui sont assurées par le PU».

N. M.

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